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Patrimoine: Pamplemousses sur les traces des esclaves
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Patrimoine: Pamplemousses sur les traces des esclaves
Il n’y a pas que le jardin botanique qui soit digne d’intérêt à Pamplemousses. Village des premiers temps de la colonisation française, le quartier au nom fruité a plus d’arômes qu’il n’y paraît. Nouvelle distinction : cet après-midi, le heritage trail de Pamplemousses sera officiellement reconnu dans le cadre du projet La Route de l’esclave de l’Unesco. Rappelons que le comité scientifique de ce projet est actuellement présidé par l’historienne Vijaya Teelock.
Au ministère des Arts et de la culture – qui s’apprête à recevoir ce label des mains d’experts de l’Unesco – on indique que six sites forment partie de ce heritage trail. Évidemment, le jardin des Pamplemousses, a été officiellement créé par l’intendant Pierre Poivre. Mais aidé par une main-d’œuvre dont on parle peu. Le parcours passe par l’église Saint François d’Assisse qui date, selon le diocèse de Port-Louis, de 1743, et par le cimetière des Noirs. Il fait une pause auprès de la structure rectangulaire en pierres taillées qui, selon l’histoire orale, servait de bassin des esclaves, puis par le lieu-dit du marché des esclaves dans la cour du conseil de district. Il inclut également le Moulin à Poudre, situé à proximité de l’hôpital du Nord.
Selon les indications disponibles, c’est Maurice qui a demandé la reconnaissance de ce heritage trail par l’Unesco. «Cela concerne les sites associés à l’esclavage, où des recherches ont déjà été entreprises», précise une source.
Une fois la reconnaissance internationale acquise, quelle sera la prochaine étape ? Au ministère des Arts et de la culture, ils sont plusieurs à souhaiter, «une forme de développement touristique et culturel». Du côté de l’Unesco, les présentations disponibles en ligne supposent que l’on poursuive la recherche scientifique, qu’on en diffuse les résultats, «en évitant les discours victimisants ou misérabilistes».
Esclaves: des estimations parlantes
<p>Combien d’esclaves ont été importés à Maurice ? Selon certaines estimations disponibles sur le site de l’Unesco, on peut lire : «Les navires négriers débarquant leurs captifs aussi bien à La Réunion qu’à Maurice – entre 300 et 400 000 –, il est difficile de donner un nombre exact des personnes captives amenées à Maurice.» L’arrivée des premiers esclaves remonte à 1642.</p>
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