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Les élues démocrates dans le viseur de Trump cibles de nouvelles attaques

23 juillet 2019, 04:11

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Les élues démocrates dans le viseur de Trump cibles de nouvelles attaques

 

Donald Trump a affirmé lundi ne pas attiser les «tensions raciales» aux Etats-Unis avec ses attaques répétées contre des élues démocrates issues des minorités, alors que se multiplient les menaces contre les quatre femmes.

«Non, il n’y a pas de tension raciale», a assuré le président américain à la presse, en accusant à nouveau ces élues de «ne pas aimer» les Etats-Unis.

Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) font l’objet depuis une dizaine de jours d’attaques quotidiennes de Donald Trump, qui les a appelées à «retourner» d’où «elles viennent».

Les démocrates ont dénoncé des propos «racistes» et plusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, les ont réprouvés.

Mercredi, un meeting du milliardaire --qui brigue sa réélection en 2020-- avait suscité un nouveau tollé: ses partisans ont scandé «Renvoyez-la! Renvoyez-la!» à l’encontre spécifiquement d’Ilhan Omar, la seule des quatre à être née à l’étranger, en Somalie.

D’autres incidents ont été enregistrés depuis.

Un policier de Louisiane a notamment suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de «méchante idiote».

Il a été démis de ses fonctions, a annoncé lundi lors d’une conférence de presse le chef de la police de Gretna, Arthur Lawson, évoquant le «honte» jetée sur son équipe par l’agent concerné.

Un autre policier a été licencié pour avoir «aimé» sur Facebook le message de son collègue.

Une association de républicains de l’Illinois a quant à elle brièvement publié sur les réseaux sociaux un photomontage des quatre femmes, dont deux en armes, titré «la brigade du jihad».

Son président Mark Shaw a critiqué une «publication non autorisée», tout en reprenant les critiques du président sur les positions très à gauche des quatre parlementaires.

 

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