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Affaire Alvaro Sobrinho : confusion autour d’un programme de la Banque mondiale
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Affaire Alvaro Sobrinho : confusion autour d’un programme de la Banque mondiale
Un des fonds de l’Alvaro Sobrinho Group Ltd pose problème. Il porte le même nom qu’un programme de la Banque mondiale, dont faisait partie le Planet Earth Institute (PEI), à savoir le Partnership for Skills in Applied Sciences, Engineering and Technology (PASET). De plus, selon une source bien informée, le PEI a quitté le programme après que le comité responsable du projet a refusé que l’institut accueille ce fonds.
En juillet 2015, la Banque mondiale a cherché une institution pour accueillir le fonds PASET. Ce fonds, qui s’élevait à sept millions de dollars, devait financer des bourses pour des étudiants africains. Le PEI y a versé un million de dollars.
Un comité, composé de plusieurs ministres de l’Éducation des pays d’Afrique, a géré le programme. Il a demandé à la Banque africaine de développement (BAD) d’accueillir le PASET Fund. Comme la BAD n’a pas rendu de réponse immédiate, le comité a accepté d’autres propositions. C’est ainsi que le PEI s’est proposé d’accueillir le fonds à Maurice dans une branche qu’il devait ouvrir en décembre de la même année.
Or, le comité ministériel a décidé de ne pas accéder à la demande de l’association fondée par l’Angolais. À la suite de ce refus, le PEI s’est retiré du programme PASET et a aussi repris la somme qu’il y avait injectée.
Mais ce n’est pas tout. Le 18 août 2015, soit un mois après, l’Angolais a fait une demande pour un Category 1 Global Business Licence, et pour avoir l’autorisation d’opérer un fonds nommé PASET comme un Collective Investment Scheme. La Financial Services Commission a octroyé le permis le 28 août de la même année.
Pourtant, ni l’Angolais ni le PEI n’ont plus rien à voir avec le PASET administré par la Banque mondiale. Après le départ du PEI, c’est l’Association of African Universities, basée au Ghana, qui a accueilli le PASET Fund.
L’Angolais poursuit «l’express»
Rs 150 millions. C’est la somme que réclame Alvaro Sobrinho à «l’express». Le milliardaire réclame aussi des excuses en première page du journal ainsi que la publication du jugement du procès dans l’édition la plus proche de la décision de la cour. C’est principalement pour les allégations que les berlines, dont il est propriétaire, aient été offertes à des politiciens qu’il a engagé des poursuites.
Il estime aussi que l’allégation du refus de permis de la Banque de Maurice est «false and malicious». De plus, les déclarations d’Iqbal Rajahbally et du professeur Goolam Mohammedbhai font aussi l’objet de poursuites. En effet, il estime que ces articles ainsi que la publication d’un courriel du «Solicitor General» Dhiren Daby démontrent a «relentless campaign of intimidation, persecution, harassment, to which this newspaper has systematically subjected the Plaintiff (NdlR, Alvaro Sobrinho) to». La plainte a été rédigée par Me Narendra Appa Jala, avoué.
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