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Jayen Chellum: «Il faut mettre en place un organisme pour protéger les consommateurs sur Internet»

14 mars 2017, 15:45

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Jayen Chellum: «Il faut mettre en place un organisme pour protéger les consommateurs sur Internet»

 

Nommer un représentant au sein de l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) pour protéger les consommateurs sur Internet. C’est le souhait du secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île, Jayen Chellum. Ce dernier animait un point de presse dans le cadre de la Journée mondiale des droits des consommateurs, ce mardi 14 mars à Bell-Village. Journée qui a pour thème : «Un monde numérique meilleur».

«Je lance un appel à l’ICTA. Cela, pour qu’un représentant, qui aura pour tâche de protéger les droits des consommateurs sur internet, soit nommé au sein du board», a-t-il déclaré. Jayen Chellum a également évoqué les divers problèmes auxquels les consommateurs font face sur le net, comme les arnaques.

Internet à Maurice a été l’un des sujets abordés par le secrétaire général de l’ACIM. «Maurice figure parmi les pays où la connexion Internet est cher par rapport aux revenus mensuels des consommateurs», a-t-il déclaré. «Selon une étude effectuée par le site Press Numbeo, le revenu mensuel des Mauriciens s’élève à Rs 24 482 en moyenne, alors que qu’ils déboursent en moyenne Rs 1 262 pour la connexion Internet», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, selon les chiffres recueillis par l’ACIM, les consommateurs sont souvent victimes de publicités mensongères des fournisseurs d’accès à Internet. «De 2016 à 2017, 73 cas liés aux services d’Internet de trois opérateurs phares de Maurice ont été enregistrés auprès de l’ACIM. Ces plaintes vont des mauvaises connexions aux services après-vente médiocres», a-t-il expliqué. Toutefois, selon le président de l’Association, ce chiffre est peu fiable car bon nombre de consommateurs se tournent directement vers les compagnies concernées pour porter plainte. D’où le besoin de créer un organisme qui s’en occupera.

Il a aussi fait mention du service après-vente lors des achats en ligne. «Il s’avère que bien souvent, les consommateurs n’ont pas accès aux services après-vente lorsque les produits commandés sur le net sont défectueux ou comportent des fautes techniques. Il y a un réel manque de surveillance en ligne

En dernier lieu, l’ACIM a aussi tenu à mettre en garde les consommateurs face au phénomène «The Internet of little things». «C’est une stratégie utilisée par les entreprises pour collecter des données en surveillant l’habitude des consommateurs en ligne afin de faire des promotions personnalisées», a-t-on fait comprendre.

 

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