Publicité
E-commerce : militer pour une meilleure protection des droits des consommateurs
Par
Partager cet article
E-commerce : militer pour une meilleure protection des droits des consommateurs
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des consommateurs célébrée demain, la réflexion est de mise. L’Association for the Protection of Environnement and Consumers (APEC) propose ce mercredi une session de réflexion sur l’avenir des consommateurs axée sur l’avènement du commerce électronique ou e-commerce. Le commerce électronique signifie toute transaction faite sur la toile et payée avec une carte de crédit.
Pour Suttyhudeo Tengur, président de l’APEC, il est plus que temps d’amender le Consumer Protection Act (1991). «Le choix du client est un droit fondamental. A Maurice, nous sommes à des années lumières de retard en comparaison aux autres pays par rapport aux droits des consommateurs. Nous n’avons pas suivi le développement qu’il y a eu dans les autres pays. Le monde est maintenant un village global et pour en faire partie, nous devons avoir des législations en conformité avec les autres pays», ex- plique notre intervenant.
Pour ce dernier, le e-commerce profite aux consommateurs mauriciens. «En Europe par exemple si vous avez acheté un article et qu’après mûres réflexions, vous n’en voulez plus, c’est possible de le retourner au magasin. Le revendeur reprend le produit et vous rend votre argent. A Maurice, ce n’est pas le cas parce qu’il y a une lacune dans la législation. Les utilisateurs du e-commerce sont avantagés car ils peuvent profiter de ces lois en vigueur à l’étranger. Sur plusieurs sites de vente, si vous n’êtes pas satisfaits du produit, vous pouvez le retourner et le site vous rend votre argent», fait ressortir le président de l’APEC.
Tandis que l’e-commerce prend de plus en plus d’ampleur, rien n’est prévu pour ce type de transaction dans nos législations. «Si l’on se fie aux données internationales, près de 40 % des transactions, particulièrement des achats, sont faits en ligne. Et dans les pays moins développés, au moins 10 % de ce commerce est fait en ligne. Cela donne à réfléchir car le volume d’échanges financiers à travers ces transactions, devient très important. Les consommateurs mauriciens ne sont pas moins exposés à un tel phénomène», explique Suttyhudeo Tengu avant de souligner que «aujourd’hui l’e-commerce est vital. Il fait partie du quotidien de plus en plus de Mauriciens. L’accès à l’internet a atteint des proportions gigantesques dans le pays avec la venue d’outils technologiques haut de gamme».
Depuis 1991, le Consumer Protection Act n’a pas été amendé. «Il y a une dizaine d’années, une commission s’est penchée sur une révision de nos législations mais ses recommandations n’ont jamais été appliquées. Il y a un manque de volonté politique pour revoir cette loi», soutient le président de l’APEC.
La journée de réflexion que propose l’APEC, demain a pour objectif de «dégager la voie à suivre pour assurer une meilleure protection à cette nouvelle chaîne de consommateurs».
Publicité
Publicité
Les plus récents