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Allégations de vente de viande de chien: les propriétaires de Jim Yan Snack mettent les points sur les «i»
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Allégations de vente de viande de chien: les propriétaires de Jim Yan Snack mettent les points sur les «i»
«Ce n’était qu’une rumeur.» Pourtant, celle-ci leur coûte le bon déroulement de leur affaire, qui jusqu’ici, était florissante. Ah Fong et Sarita, les propriétaires de Jim Yan Snack à Beau-Bassin, n’en peuvent plus des critiques qui fusent à leur égard. Depuis janvier, des rumeurs insinuant qu’ils servaient de la viande de chien à leurs clients se sont propagées sur les réseaux sociaux. «Maintenant, quand les gens passent, on entend des commentaires désagréables et je ne peux accepter cela, car ce n’est pas vrai», déplore Sarita, les larmes aux yeux.
Tout commence il y a cinq ans. Ah Fong et son épouse, Sarita, décident tous deux de quitter leur boulot pour réaliser un rêve : ouvrir un snack. Celui-ci se concrétise et le Jim Yan Snack voit le jour à la rue Edgar Adolphe, à Beau-Bassin. «On était tellement populaire, tant par la qualité du service offert que par celle de la nourriture, que les gens sortaient de tous les coins du pays pour manger chez nous. Notre commerce marchait à merveille», racontent-ils.
En vacances en Chine
En janvier, alors que le couple est en Chine, les choses se détériorent ici. Par leurs employés, Ah Fong et Sarita apprennent que des allégations non fondées sont faites à l’encontre de leur business. Mais encore, que leur commerce aurait fermé sur l’ordre du ministère de la Santé. «Or, on n’avait pas mis la clef sous la porte. On était tout simplement en vacances en Chine. Et aucune action légale n’a été entamée contre nous», explique Sarita.
D’ailleurs, regrette-t-elle, ils n’ont pas pu profiter de leurs vacances, planifiées depuis un an, à cause de cette mauvaise «blague». «Je n’ai pas cessé de m’inquiéter. Je laisse à Dieu le soin de juger la personne qui a fait ça. Moi je sais que j’ai le cœur propre et que je n’ai jamais fait ce dont on m’accuse», poursuit-elle.
À leur retour au pays, le couple a quelque peu pris les choses en main. Le 18 février, ils ont porté plainte aux Casernes centrales. «Nous voulons que la vérité soit rétablie pour que notre nom soit lavé de tout soupçon.» Depuis que cette rumeur a fait le tour des réseaux sociaux, ajoute Sarita, les clients se font rares. «Il y a des clients, mais pas comme avant», se désole Ah Fong.
«Ce n’est pas possible qu’à cause des actes malveillants de certains individus, de pauvres personnes qui essayaient honnêtement de gagner leur vie soient pénalisées», lancent-ils. Ils espèrent que la police pourra mettre la main sur les auteurs de cette blague de mauvais goût. Ils précisent que des contrôles réguliers sont faits par les inspecteurs sanitaires pour s’assurer de l’hygiène entretenue dans le snack. «S’il y avait un souci, ils en seraient sûrement au courant. Mais ils n’ont jamais rien vu et tous mes papiers sont en règle», avance Sarita.
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