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[Vidéo] Incidents devant les casernes: la police piste une trentaine de sympathisants du PTr

21 janvier 2017, 06:01

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[Vidéo] Incidents devant les casernes: la police piste une trentaine de sympathisants du PTr

 

Ce sont les images enregistrées par les caméras CCTV qui permettront de les identifier de manière sûre. Les vidéos recueillies par les éléments du Field Intelligence Office devraient également aider les limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Sud-Est dans leur tâche. Ces derniers sont sur la piste d’une trentaine de sympathisants du Parti travailliste (PTr) qui avaient tenu un rassemblement illégal devant les Casernes centrales le lundi 16 janvier. Une manifestation qui s’est déroulée alors que l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam était convoqué dans les locaux du Central Criminal Investigation Department (CCID) dans le sillage de l’enquête sur la saisie de Rs 220 millions chez lui à Riverwalk en février 2015.

Parmi ceux qui seront interpellés: le président du parti Patrick Assirvaden, Anil Bachoo ou encore Cader Sayed Hossen. Interrogé sur une éventuelle arrestation, le président du PTr déclare qu’il y a une «pression politique» venant de l’hôtel du gouvernement pour faire arrêter les membres du PTr. «Il y a eu une provocation des policiers en civil, l’utilisation de la force et du gaz pour intimider les personnes présentes», affirme Patrick Assirvaden. «Nou konsidéré ki sé enn zafer pasifik é nou pou pran nou responsabilité. Nou pa pou sové. Nou koné sé enn mouv politik.»

En cour vendredi, la magistrate Naddiya Dauhoo a donné des instructions à la police de préserver les images CCTV du jour de l’incident. C’était lors de la comparution de Devanand Rittoo, ancien ministre de la Jeunesse et des sports, au tribunal de Port-Louis dans le sillage de cette affaire. Trois charges provisoires ont été retenues contre lui, à savoir «obstructing roa», assaulting civil officer in the course of his duty et taking part in unlawful assembly. Il a dû signer une reconnaissance de dettes de Rs 10 000 pour retrouver la liberté.

Un peu plus tôt, l’avocat Yatin Varma qui avait accompagné Devanand Ritoo aux Casernes centrales pour le représenter n’a pu défendre son client. Les hommes du surintendant de police Sailesh Kumar Beharry lui ont fait comprendre qu’il sera lui aussi convoqué prochainement dans cette affaire. Sollicité pour une réaction, Yatin Varma souligne qu’il n’a reçu aucune correspondance officielle. Ce n’est que par le biais de l’avocat Rama Valayden qu’il a appris qu’il sera interpellé. «Mo pé atann banla avec inpasians», lance Yatin Varma.

C’est Me Rama Valayden qui a pris le relais pour l’interrogatoire de Devanand Ritoo dans l’après-midi. Ce dernier a avancé que la police a provoqué les sympathisants et qu’il y aurait même eu des actes de brutalité de leur part. Il a nié avoir voulu frapper un policier. Selon lui, il a tenté de protéger un sympathisant qui avait reçu un coup de poing d’un officier qui avait utilisé une menotte comme arme. Et a dit être en possession d’un clip (en circulation sur le réseau social Facebook) pouvant confirmer sa déclaration.

Cependant, dans une déposition au poste des Line Barracks, un policier a affirmé le contraire. Selon lui, Devanand Rittoo l’a agressé avec sa veste.

 

 

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