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Remboursement SCBG: des garanties pour les détenteurs

6 janvier 2017, 05:01

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Remboursement SCBG: des garanties pour les détenteurs

 

Début de la remise des certificats de garantie aux ex-clients de la British American Insurance (BAI) jeudi 5 janvier. Attestation de paiement de leur dû en main, les détenteurs des ex-polices d’assurance Super Cash Back Gold (SCBG) et Bramer Asset Management (BAM) de la BAI affichaient, pour la plupart, une mine des beaux jours à leur sortie du bureau de la National Property Fund Ltd (NPFL), au Hennessy Court, à Port-Louis.

Pour la première fois depuis leurs revendications, les détenteurs de ces polices d’assurance ont eu la preuve de la garantie gouvernementale que le montant qu’ils avaient investi dans la BAI leur sera remboursé durant les quatre prochaines années. Car ils ont déjà reçu une première tranche de 20 % en juin 2016. Le certificat est une preuve écrite qu’ils recouvreront le reste de la somme investie, hormis les intérêts, toujours par tranche de 20 %, de juin 2017 à juin 2020. Cet exercice concerne 4 542 clients.

C’est par le biais d’un communiqué, daté du 28 décembre, que le ministère des Services financiers avait informé ces clients de la remise de ce certificat, du 5 au 12 janvier 2017. Selon le travailleur social et représentant des clients, Salim Muthy, «tout s’est déroulé dans le calme et la sérénité.»

Le ministre Roshi Bhadain soutient, lui, que les choses bougent dans la bonne direction : «J’attends d’avoir une réunion avec la NPFL pour obtenir de plus amples détails. Je précise que nous suivons exactement ce qui est stipulé dans le communiqué.»

Toutefois, ce sentiment de soulagement ne fait pas l’unanimité parmi tous les ex-clients de la BAI. À l’instar de cette étrangère qui affirme n’avoir rien reçu, hormis la première tranche de Rs 500 000, remboursée en juin dernier. Ce, alors qu’elle a injecté toutes ses économies, soit Rs 14 millions, dans ce fonds. «J’ignore si mon cas a été catalogué comme suspect. Je suis dans le flou total», confie celle qui a souhaité garder l’anonymat.

À cela, Roshi Bhadain réplique que les Mauriciens et étrangers seront traités de la même manière. «La Financial Intelligence Unit traite tous les dossiers sans distinction aucune. Nous avions une centaine de cas qui ont été référés à la police et à l’ICAC. Il n’y a que deux raisons pour qu’une personne n’ait pas encore reçu de courrier pour le remboursement : soit elle fait partie des cas référés à l’ICAC, pour enquête, soit la lettre lui parviendra bientôt», fait valoir le ministre.

 

75 dossiers référés à l’integrity Reporting Services Agency

<p>Dans un communiqué émis le 28 décembre 2016, la FIU souligne que le NPFL a référé 745 cas à son bureau, pour être étudiés. Parmi eux, 158 ont été classés comme suspects. De ces dossiers, 75 seront sujets à une enquête de l&rsquo;Integrity Reporting Services Agency, alors que 83 cas seront référés à la commission anticorruption et à la police.</p>

 

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