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Un policier suspendu refuse de reprendre du service
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Un policier suspendu refuse de reprendre du service
Tous, sauf un, ont obtempéré. Quarante et un policiers, interdits de leurs fonctions pour diverses raisons, avaient reçu l’autorisation de la Disciplined Forces Service Commission (DFSC), jeudi 22 décembre, de réintégrer leurs postes respectifs. Sous certaines conditions, cependant, en attendant que la justice statue sur leurs cas en cour.
Mais un officier qui est suspendu depuis bientôt dix ans, préfère, lui, s’en remettre à la décision première du magistrat qui avait écouté son cas. Ce dernier lui avait dit de ne pas reprendre du service avant une décision finale le concernant.
Trois chefs d'accusation
Cet habitant des hautes Plaines-Wilhems, âgé de 45 ans, a été interdit de ses fonctions suivant des allégations. Il est poursuivi sous trois chefs d’accusation, soit Aiding and abetting, False and malicious denunciation et Conspiracy. Il a jusqu’ici plaidé non coupable et a été en cour à maintes reprises.
L’affaire a été renvoyée devant le Directeur des poursuites publiques. Deux de ses proches sont aussi poursuivis sous les mêmes charges et tous trois font actuellement l’objet d’une interdiction de quitter le pays.
Un refus doit être motivé
Pour cet officier suspendu, il est préférable pour lui d’obéir au magistrat en charge de son cas, qui lui avait ordonné de ne pas reprendre du service avant le verdict final, au lieu d’aller dans le sens indiqué par la DFSC.
Un préposé officiel de la force policière explique que ceux à qui on a demandé de réintégrer le service peuvent refuser de le faire. Mais ils doivent fournir une explication à leur refus. Leur dossier sera ensuite renvoyé à la DFSC et c’est cette institution qui devra trancher la question.
Pas de bonus de fin d’année
Ceux qui, cependant, acceptent la réintégration devront le faire sous certaines conditions et faire preuve d’une conduite exemplaire. Ils n’auront pas droit à un bonus de fin d’année, à des augmentations salariales ainsi qu’à des promotions.
À août 2016, 183 policiers au total ont été interdits de toutes fonctions. Ceux qui sont impliqués dans des cas de drogue ne sont pas concernés par cette mesure de réintégration.
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