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Tottenham et Liverpool: prime à la continuité

11 août 2016, 10:44

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Tottenham et Liverpool: prime à la continuité

 

Pas de recrue clinquante, des effectifs stables et des entraîneurs reconduits: Tottenham et Liverpool misent sur la stabilité pour se mêler à la lutte au titre de champion d'Angleterre.

Pendant que les deux Manchester ont animé le mercato avec des transferts chic et choc, l'été a été tranquille du côté des Spurs et des Reds.

Tottenham, troisième derrière la sensation Leicester et Arsenal la saison dernière, a fait sobre en recrutant l'attaquant international néerlandais Vincent Janssen et le milieu de terrain kényan Victor Wanyama.

Liverpool, finaliste sortant de la Coupe de la Ligue et de l'Europa League, a pour sa part dépensé 34 millions de livres (39,5 M EUR) pour arracher Sadio Mane à Southampton et 25 autres (29 M EUR) pour recruter Georginio Wijnaldum de Newcastle.

Sur les bords de la Mersey aussi, on compte d'abord sur l'équipe déjà en place, même si l'effectif pourrait encore évoluer d'ici la fin du mercato.

Cette stabilité est le prolongement de ce qui se passe sur les bancs de touche où Tottenham et Liverpool ont installé durablement Mauricio Pochettino et Jürgen Klopp.

Ancien coach de l'Espanyol et de Southampton, Pochettino est l'entraîneur qui monte en Premier League et a été approché par plusieurs clubs récemment. Mais l'Argentin cherche à s'installer à Londres où il mise sur l'esprit de revanche de ses internationaux anglais Harry Kane, Dele Alli, Eric Dier, Kyle Walker et Danny Rose après une fin de saison dernière ratée et un Euro en France calamiteux.

'Cette fois c'est mon équipe'

Une victoire tonitruante 6-1 sur l'Inter Milan vendredi en amical à Oslo tend à montrer que l'équipe est déjà à température.

"Tottenham peut s'appuyer sur un noyau solide qui était déjà en place, ils sont prêts", tranche Jamie Redknapp, ancien joueur devenu consultant sur Sky.

La saison des Spurs risque cependant d'être perturbée par les travaux à White Hart Lane qui vont les obliger à se délocaliser, notamment en Ligue des champions où ils évolueront à Wembley.

A Liverpool, Jürgen Klopp, arrivé en octobre 2015, a, lui, vécu sa première intersaison avec l'opportunité d'imprimer sa marque lors de la préparation.

Son équipe avait produit un jeu prometteur la saison dernière mais elle a calé sur la fin de saison (8e en Premier League), pas encore habituée aux exigences de l'Allemand qui prône un jeu et un engagement total.

"Cette fois c'est mon équipe. On n'a recruté et vendu aucun joueur que je ne voulais pas", explique l'ex-coach de Dortmund, récompensé par une prolongation de six ans de son contrat cet été.

En attendant de se débarrasser de l'encombrant et coûteux Mario Balotelli, le club a attiré des joueurs - Matip (Schalke) ou Mane (Southampton) - qui ont tout pour réussir à Anfield et requalifier de nouveau le club en C1.

Malgré la manne des droits TV, Liverpool est resté sage sur le marché des transferts, fidèle à la philosophie de son entraîneur qui préfère "construire une équipe" au clinquant des transferts de luxe.

"Si vous recrutez un joueur à 100 millions et qu'ensuite il se blesse, c'est de l'argent jeté par la fenêtre", explique-t-il. Allo Paul Pogba?

 

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