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Parfum d’aventure
La haute montagne est un terme qui désigne le domaine de la montagne où l’évolution de l’homme est soumise à des contraintes fortes découlant de l’altitude, des conditions météorologiques, de l’éloignement et des risques qu’ils engendrent.
Comparativement la moyenne montagne appartient au domaine des massifs accessibles sans contraintes particulières. Mais moyenne et haute montagne servent de cadre aux activités sportives. Si dans la première, les randonnées pédestres sont courantes, dans la seconde il est nécessaire d’effectuer une préparation spécifique et d’acquérir des techniques de progression. Là, l’épreuve n’est pas uniquement physique. Elle peut être mentale aussi.
Les hautes altitudes sont caractérisées par des conditions de relief qui rendent l’évolution difficile. Le milieu est soumis à une érosion importante. Il abrite souvent des glaciers, voire un pic pyramidal résultant de l’érosion glaciaire. La verticalité prononcée des parois rocheuses et les éboulements, représentent un risque majeur.
Qui dit haute montagne, dit conditions climatiques extrêmes et conditions météorologiques changeantes. Les températures s’affublent du qualificatif négatif. On y perd en moyenne 0,55°C dès qu’on gagne 100 m de dénivelé. Les contrastes de température sont importants et la sensation de froid très désagréable à chaque pause. Le vent est ici synonyme de violence et de rafales.
La progression suppose le recours aux techniques d’alpinisme et parfois d’escalade. Face à la verticalité des parois et à la présence de crevasses dans les glaciers, les cordes offrent un système d’assurage incontournable. En raison de la baisse de la pression partielle sur l’oxygène respiré, certaines personnes peuvent souffrir du mal aigu des montagnes qui provoque des céphalées, des nausées, des vomissements, de l’insomnie, une fatigue générale, une lassitude, des vertiges, des troubles de l’équilibre, une dyspnée et de l’inappétence. D’où l’utilisation des caissons de surpression gonflables.
En montagne, les temps de marche se calculent en dénivelé positif par heure. Le sac est indispensable, il est même le meilleur compagnon de route. Pour faire face aux changements de météo et de température très importants, le t-shirt thermique ou respirant, est préférable au t-shirt en coton. Tout comme une polaire est préférable au pull-over en laine. Mais il faut aussi prévoir une veste qui protège à la fois du vent et d’une averse. Sans oublier lunettes, chapeau et crème solaire qui protègent, eux, de la pluie et du soleil.
Le pantalon souple et léger est préférable au jean qui limite les mouvements. Le bonnet et la paire de gants sont toujours utiles bien que l’on monte en altitude. Il faut aussi obligatoirement bien choisir ses chaussures de randonnée, l’idéal étant ici une paire de chaussures montantes.
En montagne, l’organisme se dessèche beaucoup plus vite qu’en vallée sans compter les efforts fournis. L’idéal reste la poche à eau qui permet de boire régulièrement sans avoir à poser son sac. Le bâton de randonnée peut être un plus sur le plan de l’équilibre tant en montée que dans les descentes un peu raides.
Plus important encore, il faut prendre le temps de s’émerveiller devant la beauté de la nature et le caractère unique des paysages diurnes et nocturnes. Certaines ascensions se font par étapes sur plusieurs jours et certaines d’entre elles comportent des réveils à 23h avec départ à minuit à la frontale. On comprend mieux alors comment et pourquoi certains randonneurs conservent dans leur cœur cette impression inexprimable que leurs nuits ont parfois été plus belles que leurs jours.
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