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Port du gilet de sauvetage en mer: faire respecter la loi est une galère
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Port du gilet de sauvetage en mer: faire respecter la loi est une galère
Le drame survenu mercredi à Grand-Rivière-Sud-Est a ému bon nombre de Mauriciens. Quatre personnes – dont un bébé de sept mois et un garçonnet de 4 ans – ont péri lorsque la pirogue à bord de laquelle elles se trouvaient a chaviré. Pourtant, selon les dires du skipper, il aurait demandé aux passagers d’enfiler des gilets de sauvetage. Question: peut-on obliger les gens à les porter ?
Non, si l’on en croit les dires du chef inspecteur Jean Stephan Bothille, de la National Coast Guard. «Si les passagers refusent d’obtempérer, le skipper ne peut rien faire. Sa marge de manœuvre est limitée et en cas de problème, c’est lui qui est considéré comme étant responsable du bateau.» Pour lui, c’est souvent après un drame que l’on pense à amender les lois. «Les amendements sont malheureusement souvent tachés de sang…» lâche-t-il.
Le ministre du Tourisme estime qu’il faudrait amender la loi pour «obliger les skippers à munir leurs embarcations des gilets de sauvetage pour enfants». Quant au nombre de personnes autorisées à embarquer sur des pirogues notamment, Xavier Duval - qui assistait à une fonction de la Blood Donors Association, à Quatre-Bornes, samedi - a expliqué que la Tourism Authority qui est chargée de délivrer des permis à ce propos, procède au cas par cas. Le nombre dépend, en fait, de la taille de l’embarcation.
Est-ce que les règlements sont respectés à la lettre ? «Il est impossible de contrôler à100 % des embarcations. Nous effectuons des patrouilles et dressons des contraventions sur une base quotidienne, mais nous ne pouvons pas être partout. Les skippers doivent aussi prendre leurs responsabilités.»
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