Publicité

Un téléphoniste aveugle licencié par... la Sécurité sociale

22 mars 2016, 17:11

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Un téléphoniste aveugle licencié par... la Sécurité sociale

Il est – ou était – un personnage incontournable au 1er étage du NPF Building à Port-Louis. Asleem Mohamadally y travaillait comme téléphoniste jusqu’à vendredi dernier. «Ce travail me convenait parfaitement puisque je suis aveugle. Et je pense que j’étais efficace», confie-t-il. Mais voilà qu’après sept ans de service, Asleem Mohamadally est subitement limogé. Vendredi dernier, une enveloppe est déposée à son domicile. A l’intérieur: une lettre qui l’informe que ses services ne sont plus requis.

Asleem Mohamadally travaillait sous le Skill Development Programme établi par le Training and Employment of Disabled Persons Board. Il n’était donc techniquement pas un employé de la sécurité sociale, mais plutôt, le bénéficiaire d’un des services du ministère de la Sécurité sociale pour «ironiquement» forcer la main des employeurs pour qu’ils recrutent les handicapés.

Sept ans de service

Il soupçonne que ce sont ses démarches pour devenir un employé qui l’ont plombé. «Je suis intervenu par téléphone dans une émission sur une radio privée pour parler de mon cas et expliquer que malgré mes sept ans de service et mes nombreuses requêtes, je ne suis pas employé par le ministère de la Sécurité sociale. Peu de temps après, voilà ce qui m’arrive. Peut-être n’a-t-on pas apprécié en haut lieu», explique-t-il.

Contactée, la ministre de la Sécurité sociale, Fazila Daureeawoo indique, pour sa part, qu’Asleem Mohamadally était un stagiaire. «Il fallait libérer la place pour que les autres puissent en bénéficier. Il ne s’agit en aucun cas de ce qui a été raconté par Asleem Mohamadally sur les ondes d’une radio privée. D’ailleurs, le ministre Alain Wong et moi-même envisageons de lui trouver un emploi», a indiqué la ministre.

Entre-temps Asleem Mohamadally a retenu les services de l’avocat Coomara Pyaneandee qui a écrit au ministère de la Sécurité sociale. Il donne 48 heures à celui-ci pour le rencontrer en vue d’une solution, sinon dit-il, «des actions seront prises».

Publicité