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Peut-on tout publier sur Facebook? La Cybercrime Unit démarre une campagne

3 mars 2016, 18:15

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Peut-on tout publier sur Facebook? La Cybercrime Unit démarre une campagne

 

Ils gagnent du terrain. Les dérapages sur les réseaux sociaux ont recommencé de plus bel, notamment après le double meurtre de Camp-de-Masque-Pavé. La photo d’un mineur a été postée sur Facebook avec pour seul commentaire: «Meurtrier». Concernée par les postes de plus en plus diffamatoires, la Cybercrime Unit a décidé d’agir.

 

Le sergent Robin Bhundoo et son équipe envisage de démarrer, d’ici la semaine prochaine, une campagne de sensibilisation en ce sens. «La liberté d’une personne s’arrête là où commence celle des autres», a indiqué le sergent.

 

Dans le cas du drame de Camp-de-Masque, la photo d’un mineur a été mise en circulation avec le statut d’un meurtrier. «Bann ti lespri kone ki zot pe fer ek kisanla so foto zot pe mete», a alors répliqué le jeune homme en question. Sur Facebook, ce dernier a déjà été condamné. Il est un «criminel».

 

Ce qui a tout déclenché: le fait qu’il avait des photos de Yeshna Rughoobin sur son profil. L’adolescent, lui, affirme qu’il ne compte pas en rester là. «Mwa mo reputation pe gate la. Mo pou al met enn lentre lapolis», dira-t-il à ses détracteurs.

Plainte à l’ICTA

 

Que font les autorités dans ces cas-là ? L’article 46 de l’Information and Communication Technologies Authorities (ICTA) stipule que toute information qui peut offusquer ou importuner une personne ou porter préjudice à sa réputation est un délit. La victime peut donc porter plainte à l’ICTA et le cas sera soumis à la «Cybercrime Unit». La police mènera par la suite l’enquête.

 

Que risque-t-on ? Le coupable peut payer une amende de moins d’un million de roupies ou purger une peine d’emprisonnement de moins de 5 ans. Dans le cadre de la campagne, la Cybercrime Unit se concentrera, pour sa part, principalement sur le sextorsion.

 

Le sergent Robin Bhundoo indique qu’«il est courant que des échanges de photos intimes soient faites entre un couple. Mais le problème se pose lorsque la photo circule sur une page publique». Selon lui, Facebook n’est pas une plateforme à proférer des menaces, injures ou porter préjudice ou atteinte à la vie privée de l’autrui.

 

 

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