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Le management a le vent en poupe
Les institutions d’études supérieures de l’île ouvrent actuellement les inscriptions pour la nouvelle année scolaire. Quelles sont les filières les plus demandées et qu’est-ce qui l’explique? Petit tour d’horizon.
En ce début d’année, nombreux sont les jeunes et moins jeunes, qui se tournent vers les institutions d’études supérieures. Les 23 et 24 février, l’université de Maurice (UoM) a tenu deux journées portes-ouvertes dans le but de guider les futurs étudiants dans leur choix et faciliter les inscriptions.
Cette année, 21 nouvelles filières sont offertes à l’UoM. Parmi elles, on découvre le Bachelor of Science (BSc) Agriscience and technology, avec spécialisation en Biofarming, le Bachelor of Engineering Telecommunications Engineering with Networking, ainsi que des études océaniques, à l’instar du BSc Geomatics et le BSc Marine Environmental Sciences. Des études qui ont trait à l’évolution et à l’avancée du pays.
Toutefois, parmi les filières les plus prisées cette année, on note le Management avec notamment, le BSC (Hons) Human Resource Management et le Marketing Management entre autres, de même que la loi et les finances.
Pas de grand changement donc selon les chiffres de la Tertiary Education Commission. Ainsi en 2014, les étudiants ont surtout opté pour l’Accounting and Administration/Management, ce qui représentait 20,5 % et 12,9 % respectivement de la totalité des inscriptions. S’ensuivait l’Information Technology avec 8 % et l’Engineering avec 7,9 %.
Du côté de l’Open University of Mauritius, la tendance va quasiment dans la même direction. «Nous avons reçu beaucoup de demandes pour le Master of Business Administration (MBA) en Business Management. Le management est une filière très en demande, de même que l’Educational administration et les langues», note Dr Kaviraj Sukon, directeur général de l’Open University of Mauritius.
«Certains aldultes réalisent qu’ils ont une lacune dans leur formation. Ils se tournent alors vers le management pour apprendre à mieux gérer.»
La tendance est restée la même depuis les trois ans que cette institution a ouvert ses portes. Pourquoi le management attire-t-il autant ? «Nous accueillons surtout les personnes qui travaillent déjà. Ce sont souvent des professionnels. Ils peuvent être des comptables ou travailler dans le secteur du marketing et ils réalisent un jour qu’ils ont une lacune dans leur formation. Ils se tournent alors vers le management pour mieux apprendre à gérer leur quotidien. Le MBA en Business Management leur permet de toucher à différents secteurs, allant des statistiques aux finances, en passant par les ressources humaines et le marketing», précise le Dr Sukon.
Étudier le management donne également la possibilité de se mettre à son compte. Un débouché, qui selon le directeur général de l’Open University of Mauritius, pousserait bon nombre à choisir cette filière.
«Le management donne les bases pour la bonne gestion d’une entreprise ». Autre matière prisée, l’Educational Administration, qui serait choisie notamment par les enseignants. «Ce sont ceux qui veulent aller plus loin dans leur carrière. Cette étude leur permet d’aspirer à devenir recteur d’un établissement secondaire. Cette matière leur donnera les notions pour la gestion du personnel et du budget, entre autres.»
Si les langues peuvent paraître une filière classique et révolue, pour le Dr Sukon il n’en va pas de même. «Les langues peuvent toujours déboucher sur des sujets d’avenir. Autrefois, les langues permettaient de se tourner vers le professorat ou le journalisme. Dorénavant, c’est vers la traduction que cette filière peut mener. Le monde est devenu un village global et il est essentiel de pouvoir communiquer avec les personnes venant d’autres pays.» Selon ce dernier, les langues d’avenir seraient l’arabe, le mandarin et l’hindi. «Ce sont des pays qui émergent. Ce serait un plus pour les étudiants de se tourner vers ces langues».
Si la tendance des filières prisées par les étudiants ne varie pas ou très peu, pour le Dr Sukon, les choses changeront à l’avenir. «Le pays a beaucoup de projets et d’autres filières devront être créées mais il faut encore que ces projets se concrétisent». En attendant, les futurs professionnels attendent avec impatience que débutent les cours.
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