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Accidents: davantage de morts avec les radars
2 octobre 2015, 10:28
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Accidents: davantage de morts avec les radars
La question est posée : les radars ont-ils perdu leur effet dissuasif auprès des chauffards? Onze personnes sont décédées sur nos routes pendant les 23 jours suivant l’activation des speed cameras. Selon les chiffres en possession de l’express, d’une moyenne de 0,39 mort par jour de janvier à juillet, alors que les radars étaient éteints, nous sommes passés à un taux de 0,48 mort en septembre.
Première précision des Casernes centrales : jusqu’ici, les accidents mortels sont surtout survenus dans des endroits où il n’y a pas de speed cameras. Au niveau de la Traffic Branch, le constat est le même. Les automobilistes ralentissent dès qu’ils s’approchent des radars, mais «à peine les caméras dépassées, les chauffeurs appuient sur le champignon. Ils conduisent de la même façon là où il n’y a pas de surveillance».
Deux limitations de vitesse sont autorisées à certains endroits sur l’autoroute : 80 km/h et 110 km/h. Du coup, entre deux radars, ce n’est pas rare que les automobilistes appuient sur l’accélérateur et conduisent à plus de 100 km/h lorsqu’il n’y a pas d’embouteillage, afin de «rattraper» le retard occasionné. C’est du moins ce que soutiennent des conducteurs interrogés.
Au sein de la Traffic Branch, on émet une autre hypothèse pour expliquer le comportement des automobilistes. Il est très probable, explique une source, que l’abolition du permis à points a contribué à un «relâchement» des conducteurs. «Le permis à points était comme une épée de Damoclès sur la tête des automobilistes. Ils avaient très peur à la fois de perdre des points et de payer des amendes», constate un officier. Mais depuis que le permis à points et le Driving Licence Counterpart ne sont plus d’actualité, les mauvaises habitudes sont vite revenues.
Les autorités se disent conscientes de ce phénomène. Au ministère des Infrastructures publiques et du Transport, on précise que les caméras de surveillance ne sont qu’un facteur pour renforcer la sécurité routière. À la fin de la semaine dernière, le ministre Nando Bodha a laissé entendre que l’introduction d’un système de «zoning» pour les caméras est à l’étude. C’est une façon de calculer la vitesse moyenne des automobilistes entre deux radars sur une distance établie, allant de 500 mètres à 2 km. Ce serait un moyen pour les autorités de s’assurer que les chauffeurs n’appuient pas sur le champignon une fois un radar dépassé.
Autres mesures : permettre à un policier de suspendre le permis de conduire d’un automobiliste. Aussi, la mise sur pied d’une Commission nationale sur la sécurité routière, présidée par le Premier ministre, avec la participation de l’expert réunionnais Daniel Raymond. Cette commission devrait proposer des solutions durables pour résoudre le problème de la sécurité routière.
Combien coûtent les radars ?
Pour l’acquisition, l’installation et la mise en oeuvre des programmes informatiques pour l’utilisation des speed cameras, l’État a payé autour de Rs 135 millions à la firme ProGuard. Ce qui représente environ 90 % de la somme totale, qui est de Rs 150 millions. Le reste de ce montant devra être payé lorsque la période de garantie prend fin. Chaque année, l’État doit également débourser autour de Rs 3 millions pour l’entretien des caméras.
Les Speeding Offences
Les automobilistes coupables d’un excès de vitesse de moins de 15 km/h devront s’acquitter d’une amende de Rs 1 000. Cette infraction, considérée comme «mineure», n’est pas un délit selon le Cumulative Traffic Offences (CTO), qui en regroupe onze au total.
En revanche, les excès de vitesse entre 15 km/h et 25 km/h et au-delà de 25 km/h sont considérés comme des délits sous le CTO. Dans le premier cas, le conducteur doit payer une amende de Rs 1 500 et dans l’autre, Rs 2 500.
Si un automobiliste cumule six infractions de ce type, son permis sera automatiquement suspendu pour une certaine période. Il devra suivre une formation au préalable avant de le récupérer. En cas de récidive, c’est-à-dire si l’automobiliste se retrouve à nouveau avec six infractions, son permis sera annulé et il devra alors tout recommencer à zéro.
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