Publicité

Un juge décrète la fin des droits d’auteur sur le refrain «Happy Birthday»

23 septembre 2015, 08:21

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Un juge décrète la fin des droits d’auteur sur le refrain «Happy Birthday»

 

C’est une chanson qu’on entonne gaiement, parfois un peu bruyamment, parfois un peu éméchés… Mais peu d’entre nous savent que cette fameuse chanson d’anniversaire appartenait jusqu’à hier à la maison de disques Warner Chapell Music et que pour la chanter sur une scène, pour l’inclure dans un film, une publicité ou une émission télé, il fallait payer des droits d’auteur ! Le mardi 22 septembre, un tribunal de Los Angeles a décrété que cette chanson, qui a été composée il y a plus d’un siècle, appartient désormais au domaine public.

 

Cette décision de justice fait suite à un recours d’un groupe d’artistes américains qui estimaient que les droits d’auteur perçus par la maison de disques (un consortium) constituaient en fait une grosse arnaque. Pour utiliser la chanson à des fins commerciales il fallait en effet débourser un minimum de 1 500 dollars. Voici ce que dit Wikipedia : « Warner Chappell demande des droits d’auteur pour toute utilisation au cinéma, à la télévision, à la radio, dans tout espace ouvert au public, et pour n’importe quel groupe dont une partie importante ne se compose pas de famille ou d’amis ou de musiciens. »

 

Cette bataille juridique a duré deux ans. Tout a commencé lorsqu’un musicien et un réalisateur souhaitant faire un film sur l’histoire de cette chanson ont réalisé qu’ils devraient aussi s’acquitter des droits. Or, à leurs yeux, « Happy Birthday », traduite en plus de 18 langues, appartient au domaine public. En fouillant un peu, ils devaient découvrir que le copyright dont se targuait Warner contenait des zones d’ombre.

 

Le refrain s’inspire d’une autre chanson, « Good morning to all », écrite à la fin du 19e siècle par deux sœurs institutrices, Patty et Mildred Hill. Au fil du temps, les vœux de joyeux anniversaire se sont greffés sur la mélodie qui a été rachetée par The Sunny Company en 1935. Lorsque la Warner finit par racheter cette compagnie un demi-siècle plus tard, elle soutient que le copyright sur la chanson durera jusqu’en 2030, lui permettant au passage d’amasser des millions de dollars.

 


Or le juge d’un tribunal de Los Angeles a estimé que les soeurs Hill avaient vendu les droits pour les arrangements au piano de la mélodie, mais pas les paroles de la chanson.

 

 

Publicité