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Condamné sous la PoCA: Bidianand Jhurry libre

10 août 2015, 08:16

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Condamné sous la PoCA: Bidianand Jhurry libre
Condamné à neuf de mois de prison, Bidianand Jhurry n’a passé que cinq jours derrière les barreaux. L’ex-président du Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF) s’est retrouvé en prison le jeudi 31 juillet et il a recouvré la liberté le mardi 4 août.
 
Interrogé le dimanche 9 août, Bidianand Jhurry a indiqué que mardi dernier, un responsable de la prison de Petit-Verger l’a informé qu’il était un homme libre et qu’il pouvait rentrer chez lui. Il n’a eu aucune explication pour sa libération.
 
C’est sans doute la demande de Monseigneur Ian Ernest à la Commission de pourvoi en grâce qui a permis à l’ancien syndicaliste de retrouver la liberté. L’évêque de Maurice avait déclaré que comme Bidianand Jhurry avait reconnu sa faute, c’est par compassion qu’il avait écrit à la Commission de pourvoi en grâce.
 
Pour sa part, l’ex-président du SILWF se dit soulagé après sa libération, d’autant plus qu’il a maintenu jusqu’à la dernière heure qu’il n’a commis aucun vol ou qu’il n’a pris aucun pot-de-vin. Son seul geste a été d’avoir permis à ses proches d’obtenir un emploi.

Cinq proches favorisés

Bidianand Jhurry compte reprendre ses activités professionnelles dans les jours à venir. Il agissait comme consultant dans le domaine de Human Resource Management dans deux entreprises.
 
C’est en 2005 que Bidianand Jhurry avait favorisé cinq proches pour qu’ils obtiennent un emploi au sein du SILWF, alors qu’il était Chairman de ce board. La cour intermédiaire lui avait infligé une peine de 12 mois de prison sous une accusation de «making use of office for gratification whilst being a public official» en vertu de la Prevention of Corruption Act (PoCA) en 2001.
 
Bidianand Jhurry avait fait appel de ce jugement. Toutefois, le 14 juillet, deux juges de la Cour suprême, en l’occurrence Asraf Caunhye et Nirmala Devat, ont rejeté son appel.

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