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Trou-Aux-Biches: une bonne accuse son patron de 72 ans d’attouchements

8 août 2015, 13:25

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Trou-Aux-Biches: une bonne accuse son patron de 72 ans d’attouchements

Briser le silence. C’est ce qu’a fait Anju* en portant plainte pour attouchements. L’agresseur présumé n’est nul autre que son ancien patron. Ce ressortissant français n’en serait pas à son premier délit sexuel.

 

Elle n’a pas encore 25 ans et déjà, elle en a vu de toutes les couleurs. Anju, femme de ménage, a dénoncé son ancien employeur pour attouchements. Ce ressortissant français âgé de 72 ans, était en vacances en France lorsque la jeune habitante du Nord a porté plainte. Il est rentré à Maurice samedi 1er août  et a été arrêté lundi 3 août. Il a été traduit en cour où il a été sommé de payer une caution de Rs 5 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

 

Selon une source, il n’en serait pas à son premier délit. «Il se permet de s’adonner à des attouchements sur des femmes.» Une autre source affirme que l’homme appâterait parfois des mineures avec de l’argent.

 

NOUVELLE PLAINTE

 

D’ailleurs, pas plus tard que jeudi, une ressortissante française a également porté plainte contre cet homme pour agression sexuelle. La déposition a été faite au poste de police de Trou-aux-Biches.

 

Rencontrée chez elle, Anju a mauvaise mine. Elle tente de tout dissimuler derrière un sourire, mais en vain. En quelques mois, elle a perdu confiance en elle. La jeune femme déplore que son employeur ait essayé d’abuser d’elle et qu’elle ait perdu son emploi.

 

Anju a accouché il y a à peine quelques jours et son époux l’aurait quittée, quand il a appris qu’elle avait porté plainte contre le ressortissant français. Il l’aurait traitée d’infidèle. Son mari a même demandé le divorce après l’avoir tabassée. Anju se plaint de ne pas avoir d’argent pour subvenir aux besoins de son nourrisson et compte sur la générosité de ses parents.

 

 «IL A RÉCIDIVÉ...»

 

Revenant en arrière, la jeune femme raconte qu’elle avait besoin d’un travail et que le Français avait, lui, besoin d’une femme de ménage. «Depuis que j’ai pris de l’emploi chez lui, il aimait me fixer du regard, il m’observait sans cesse. Il avait aussi les mains baladeuses», souligne Anju. Ce comportement la rendait mal à l’aise certes, mais elle pensait que c’était dans les habitudes du septuagénaire.

 

 Le ressortissant français partageait sa demeure avec son épouse mais cette dernière voyage beaucoup. «Un jour, alors que sa femme prenait sa douche, il m’a touché les seins. J’ai crié et il s’est excusé en disant qu’il m’avait confondue avec sa femme», raconte Anju. C’était à la mi-janvier, se souvient la femme, alors enceinte de trois mois.

 

Elle affirme que son employeur a récidivé à plusieurs reprises sans qu’elle n’ose le dénoncer. Et puis en mars, alors qu’Anju s’affairait dans le jardin, il l’a tirée par les bras. «Il m’a dit qu’il voulait avoir des rapports sexuels avec moi. Ces mots m’ont fait frissonner.» L’épouse du Français aurait, au même moment, entendu les cris de la jeune femme.

 

«Je ne sais pas ce que son mari lui a raconté, elle m’a demandé de partir en me disant que j’avais besoin de repos», indique Anju. Le lendemain, quand elle est revenue sur son lieu de travail, ses collègues l’ont informée que ses employeurs l’avaient remplacée. «Mon patron avait raconté des ragots à mon sujet.» C’est alors que, démoralisée, Anju s’est décidée à tout dévoiler à la police.

* prénom modifié

 

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