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Terminator Genisys: Une série B à gros budget mais sans cervelle

31 juillet 2015, 06:18

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Terminator Genisys: Une série B à gros budget mais sans cervelle

Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor, et préserver l’avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

 

LA NOTE : 4/10

 

Soyons francs. Énième tentative de relancer la franchise des Terminator, Genisys est une pale imitation des deux premiers volets de la saga. On placerait plutôt ce film au niveau de Terminator 3 ou de Terminator Renaissance (impossible de décider lequel est le meilleur ou le pire des trois). Ce nouvel épisode de la franchise est, de toute évidence, juste un prétexte pour relancer, tant bien que mal, une nouvelle trilogie – avec même une scène cachée durant le générique de fin, façon Marvel movies – mais cela n’a, malheureusement, pas vraiment d’intérêt. Au final, Genisys se contente d’être un reboot de plus dans le paysage hollywoodien, pas inintéressant, mais terriblement mal fagoté visuellement.

 

Malgré un budget qu’on imagine à plus de 200 millions de dollars, les scènes d’action sont peu originales. Oui, elles sont certes intéressantes, mais on s’attend à mieux de nos jours. Peut-être aussi avons-nous été trop gâtés par les films d’action récents, de Mad Max à Captain America, pour être impressionnés par une petite armée de robots ou un homme qui se transforme en métal liquide. Peut-être nous attendions-nous à mieux, après les scènes d’actions cultissimes de Terminator 2. Ici, les courses poursuites en bus ou en hélicoptère sont tellement invraisemblables qu’on se croirait presque parfois dans un film catastrophe, à la San Andreas.

 

Un autre souci du film, c’est aussi son casting. Schwarzy est très sympa en cyborg vieillissant, et il passe d’ailleurs son temps à répéter, comme un mantra, qu’il est «vieux, mais pas obsolète». Et si on veut bien comprendre qu’il soit vieux, il devrait se cantonner à des films qui ne lui demandent plus de se battre à mains nues contre des ennemis plus jeunes parce qu’il est désormais incapable de le faire de manière convaincante.

 

L’autre qui ne convainc pas, c’est Emilia Clarke, la Khaleesi de Game of Thrones ; elle a l’air d’une enfant et, malgré son enthousiasme, impossible de voir en elle la dure à cuir Sarah Connor. Jai Courtney, sans doute le nouveau visage masculin de la franchise, est, lui, plutôt intéressant et il arrive presque à nous faire oublier sa participation au très mauvais Die Hard : belle journée pour mourir. Presque. Jason Clarke est toujours aussi intéressant en John Connor adulte est un brin fêlé, mais les autres seconds rôles sont cruellement sous-exploités, de J.K. Simmons (Whiplash) à Matt Smith ( Doctor Who).

 

Mais le pire, dans ce film, c’est  le script. Sans queue ni tête, il est bourré de voyages dans le temps et de dialogues pseudo-technologiques. Il essaie d’aborder le sujet de la vie et del’intelligence artificielle, mais ne sait pas vraiment par quel bout le prendre, et finit donc par revenir aux phrases pseudo-intellectuelles qui ne servent qu’à brouiller les pistes.

 

Là où le film s’en sort plutôt bien, en fait, c’est avec son humour. Schwarzenegger joue le robot de manière totalement sérieuse (son sourire est juste flippant) et cela donne des scènes franchement cocasses car le film passe son temps à rire de son incapacité à appréhender les interactions sociales. Le résultat manque certainement de finesse, mais est particulièrement efficace. Si seulement on pouvait en dire autant du reste du film. Quoi qu’il en soit, ce Terminator Genisys est un blockbuster de série B tout ce qu’il y a de plus classique, et il ravira certainement les amateurs du genre. À voir pour les fans de série B.3

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