Publicité

[Vidéo] Comment ces femmes peuvent-elles vivre avec un salaire de Rs 1 500?

18 juillet 2015, 17:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

[Vidéo] Comment ces femmes peuvent-elles vivre avec un salaire de Rs 1 500?
Elles sont 500 techniciennes de surface (cleaners) dans les écoles à travers l’île à s’accrocher à l’espoir qu’un jour l’Etat introduira le salaire minimal. Entre-temps elles tentent tant bien que mal d’arrondir leurs fins de mois avec les Rs 1 500 à Rs 1 800 qu’elles perçoivent. Une situation qui est loin d’être facile. D’autant qu’elles sont sous contrat temporaire qui est renouvelé mensuellement. En sus d’avoir un salaire «dérisoire», elles font face à la crainte que leur contrat ne soit pas renouvelé chaque mois. 
 
Cela fait huit ans qu’Anne Marie est technicienne. Cette dernière confie se fier à d’autres petits boulots pour gagner sa vie. «Je travaille chez des gens et je dois souvent essuyer leurs insultes.» La technicienne de surface ne cache sa colère quant au fait qu’elle doit  plus puiser de son salaire pour acheter les produits nettoyants. 
 

Pas de fiche de paye

Anita, 35 ans, narre-t-elle, elle éprouve de difficultés pour ses démarches administratives car ces employées sont toutes payées par chèque. Une forme de paiement qui mine sa vie. Et pour cause, elle n’a pas droit à une fiche de paie et le chèque n’est pas une preuve qu’elle est une employée. «Mon époux fait ce qu’il peut mais parfois on doit demander de l’aide à notre famille.» 
 
De son côté, Simla, qui a 11 d’expérience à son actif, explique avoir pris ce travail parce qu’elle a deux enfants à sa charge. Et le fait que son conjoint n’a pas de boulot fixe ne lui facilite pas la tâche. Notre interlocutrice dit que sa situation est telle qu’elle se retrouve parfois sans nourriture à la maison.  «Mon mari est laboureur et parfois nous n’avons pas à manger. On est obligé d’avoir recours à la famille.» 

Le ministère de l’Education se dédouane

A 54 ans, Leena attend toujours une augmentation. Cela fait 12 ans que cette mère de famille s’agrippe à cet espoir. 
 
Mais pour l’heure, elle se serre la ceinture pour ses enfants. Et pour cause, elle a une fille en HSC, une fille qui est à l’université et une autre qui suit des cours. «Mon époux est maçon et c’est difficile d’arrondir mes fins de mois.» 
 
De son côté, le ministère de l’Education, contacté, se dédouane dans cette affaire. En effet, il soutient que le contrat pour le nettoyage est alloueé à des compagnies qui fournissent ces  services. Les conditions du contrat sont, dit-il, stipulées par la compagnie qui embauche les techniciennes de surface. Et de ce fait le ministère  n'a pas son mot à dire à ce sujet. 

Publicité