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Anwar Moollan, avocat du DPP et de la juge Ah Foon Chui Yew Cheong
18 juillet 2015, 06:05
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Anwar Moollan, avocat du DPP et de la juge Ah Foon Chui Yew Cheong
Me Kailash Trilochun qui a été sollicité par le commissaire de police, Mario Nobin, pour défendre ses intérêts, a présenté une motion, hier, vendredi 17 juillet. Celle-ci portait sur le fait que Me Anwar Moollan, un des avocats de Satyajit Boolell, Directeur des poursuites publiques (DPP) était aussi, jusqu’au 15 juillet, l’avocat de la juge Ah Foon Chui Yew Cheong, qui a annulé le mandat d’arrêt contre le DPP le 16 juillet.
L’avocat de la police a argué qu’une fois ce fait connu du grand public, la perception pourrait être que la juge est de parti pris. Cette dernière a rejeté la motion.
L’affaire dans laquelle Me Moollan a défendu les intérêts de la juge Chui Yew Cheong remonte à 2011. Celle-ci est copropriétaire d’espaces commerciaux à Rose-Hill qu’elle a loués à un certain Nazir Bhaukaurally. Comme le paiement de la location de Rs 6 000 était irrégulier, la juge Chui Yew Cheong a demandé à la cour de Rose-Hill de lui permettre de récupérer les espaces commerciaux de son locataire pour non-paiement du loyer entre juillet et décembre 2011, pour paiements irréguliers et pour avoir sous-loué les espaces commerciaux à deux personnes et ce, sans son autorisation.
L’avocat qui la représentait était Me Anwar Moollan et son avoué, Me Georgie Ng Wong Hing. La magistrate, ayant analysé les faits des deux parties, a statué en faveur de la juge Chui Yew Cheong et a ordonné à Nazir Bhaukaurally de vider les lieux au 30 septembre 2012.
Appel entendu par le juge Balancy
Insatisfait de ce jugement, Nazir Bhaukaurally a saisi la Cour suprême avec 16 motifs d’appel. L’appel a été entendu par le Senior Puisne Judge Eddy Balancy et la juge Nirmala Devat. Dans leur jugement rendu le 15 juillet, les juges Balancy et Devat ont statué qu’en l’absence d’explications de l’appelant pour justifier son mode de paiement, la magistrate avait eu raison de croire la version de la juge Chui Yew Cheong par rapport au paiement irrégulier du loyer.
Ils ont aussi trouvé que vu les preuves établies, la magistrate avait eu raison de conclure qu’il y avait eu sous-location à deux personnes. Et vu que le plaignant a tenté de gagner du temps en réclamant une aide légale à plusieurs reprises, qu’il a obtenue avant de la refuser et demander un nouveau renvoi, les juges Balancy et Devat ont objecté à cette demande.
Et le 15 juillet, ils ont rejeté l’appel du plaignant avec coûts, lui intimant l’ordre de vider les lieux d’ici la fin août.
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