Publicité

Rapport de l’Ombudsman: des cas d’abus à la prison centrale

1 juillet 2015, 15:45

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Rapport de l’Ombudsman: des cas d’abus à la prison centrale

Un prisonnier à qui on rase la barbe de force. Un autre à qui on dit qu’il n’a pas le droit de changer de religion. Autant d’abus pour lesquels des plaintes ont été déposées auprès de l’Ombudsman. C’est ce que révèle le rapport annuel de cette institution.

 

L’Ombudsman est une institution représentée par un homme ou une femme qui a pour but d’enquêter à chaque fois qu’elle réceptionne une plainte concernant l’administration. Toute personne qui sent qu’elle a été lésée par une administration ou par un organisme dont les fonds sont publics peut avoir recours à l’Ombudsman. Et certains cas sont assez surprenants…

 

Un détenu n’a pas le droit de changer de religion

 

Comme par exemple celui de cet homme qui souhaitait se convertir alors qu’il était en prison. Il a fait une demande auprès du Commissaire de la prison pour changer de religion. Depuis, il a fait savoir à l’Ombudsman qu’il est victime de «banishment» sans pour autant préciser la nature du mal. Le prisonnier soutenait qu’il souhaitait changer de religion de son plein gré. Une enquête a été ouverte auprès du Commissaire de la prison.

 

La réponse de l’Officier responsable de la Prison centrale a pris tout le monde de court, y compris l’Ombudsman. Selon l’article 19 de la Reform Institution Act, un détenu n’a pas le droit de changer de religion. L’officier a précisé que l’appartenance ethnique de chaque détenu figure sur les documents relatifs à son admission à la prison. De plus, les hommes religieux peuvent rendre visite aux prisonniers uniquement d’après la religion déclarée lors de leur admission. Selon ces deux paragraphes, le détenu ne peut donc pas se convertir.

 

Cependant, l’Ombudsman s’est basé sur la section de la Constitution où il est stipulé que chaque individu est libre de ses actions et de sa pensée, et où il est clairement indiqué que le changement de religion est un droit. «Le détenu peut avoir perdu la liberté, mais pas le droit de choisir une autre religion», a fait savoir l’Ombudsman dans son rapport. Après consultation auprès du State Law Office, le détenu a pu se convertir et pratiquer librement sa nouvelle croyance.

 

Résultats positifs

 

Un autre cas attire l’attention : celui d’un détenu qui s’est vu raser la barbe de force par les officiers de la prison, et ce pour des raisons inconnues. Dans le processus, le prisonnier a été blessé au cou et a dû recevoir des soins à l’hôpital. Or, selon le Solicitor General, la barbe ne fait l’objet d’aucune loi, et le personnel de la prison en a été informé. Depuis, le détenu peut se faire pousser la barbe librement, sous réserve de l’entretenir.

 

Le travail de l’Ombudsman a souvent un résultat positif. Les plaignants font valoir leurs droits et parfois, ils ignorent même que l’Ombudsman, qui œuvre dans l’ombre, est intervenu. C’est le cas d’un homme qui avait perdu son travail à la suite d’une erreur dans son certificat de moralité. Cet homme avait une affaire en cour, mais la justice a renversé l’affaire et l’a acquitté.

 

Cependant, cet acquittement ne figurait pas sur son certificat de moralité, et de ce fait, l’homme a été licencié de son travail. L’affaire a été portée à la connaissance de l’Ombudsman par la presse et une enquête a été ouverte. Conséquemment, le Crime Records Office a mis ses fichiers à jour, et un nouveau certificat de moralité a été délivré à l’individu. Qui ignore tout du rôle de l’Ombudsman dans cette affaire…

 

Publicité