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SIT: les cadres limogés pour «largesses» obtenues?

23 juin 2015, 19:57

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SIT: les cadres limogés pour «largesses» obtenues?

Ils insistent que c’est leur proximité avec l’ancien directeur du Sugar Investment Trust (SIT) Ravin Bholah qui leur a coûté leur poste. Chandan Lautan, Vanisha Bappoo-Toocaram, Sailesh Ramjeet et Vikram Verma, les quatre Team Leaders qui ont reçu leur feuille de route, sont cités dans un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) pour «largesses obtenues» sous la direction de Ravin Bholah.

 

Le rapport de l’audit de PwC sur le SIT démontre une série de «mauvaises pratiques» ayant eu lieu sous l’ancien directeur. Dans les grandes lignes, les conclusions du cabinet d’audit révèlent que le SIT a pris des engagements contractuels de plus de Rs 1 milliard sans avis légal au préalable. Ravin Bholah n’aurait pas respecté une décision du conseil d’administration en dépassant le seuil accordé pour une hausse salariale. Le rapport fait aussi état de quelques cadres qui auraient perçu des allocations très généreuses entre 2013 et 2014.

 

D’ailleurs, ce serait au lendemain de la saisie des ordinateurs portables et documents des cadres par des officiers de la commission anticorruption, qui s’est saisie de l’enquête, aux locaux du SIT mercredi que le board s’est réuni pour avaliser leur licenciement.

 

Réduction de la masse salariale

 

Toutefois, leur lettre de licenciement indique que c’est pour cause de restructuration due à des «financial and economic downturn and other reasons» qu’ils ont perdu leur poste. Les mesures prises par Ravin Bholah auraient eu un impact économique sur la compagnie, indique-t-on.

 

Ainsi, décision a été prise de réduire la masse salariale. Ce qu’affirme l’officer in charge du SIT. Il soutient que les licenciements sont faits en conformité avec la loi.

 

Ainsi, dans le cadre de cette «restructuration», 12 employés du SIT, dont quatre cadres et des jeunes placés sous le Youth Employment Programme (YEP), ont reçu leur feuille de route le vendredi 19 juin et lundi 22 juin. Une lettre aurait été envoyée au Permanent Secretary du ministère du Travail pour l’informer de ces licenciements. Mais à ce jour, le ministère n’a pas accusé réception de la missive.

 

Licenciement à la va-vite ?

 

Dès que cela sera fait, le préavis de licenciement de 30 jours accordé aux employés prendra effet. Selon la lettre de licenciement, leur préavis prend fin le 21 juillet. D’ici là, les employés limogés ne sont pas autorisés, selon leurs dires, à venir travailler.

 

L’on soutient que si les cadres étaient visés par une enquête interne, ils auraient été immédiatement suspendus en attendant l’issue de l’enquête et les sanctions. Selon les lois du travail, même lorsqu’un employé est suspendu, il continue de percevoir son salaire.

 

Par ailleurs, d’autres sources parlent de licenciement à la va-vite. La thèse de situation économique ne tiendrait pas la route. L’on se demande comment le SIT a pu se retrouver en difficultés financières quelques mois seulement après avoir accordé 27 % d’augmentation salariale.

 

Le bureau du Travail pourrait être appelé à trancher

 

Le licenciement des jeunes placés sous le YEP est aussi remis en question car ces derniers ont un contrat liant le SIT aux ministères du Travail et des Finances. Jugeant leur licenciement injustifié, les 12 employés envisagent de demander au bureau du Travail de trancher cette affaire.

 

Il se peut que l’affaire soit entendue par l’Employment Promotion and Protection Division de l’Employment Relations Tribunal. Les cadres, selon nos informations, vont, eux, réclamer leur réintégration sans condition.

 

 

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