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Navin Ramgoolam, la clé des enquêtes du CCID ?

31 mai 2015, 13:18

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Navin Ramgoolam, la clé des enquêtes du CCID ?

La majorité des grandes enquêtes réalisées par le Central Criminal Investigation Department ont un point commun : elles conduisent toutes vers l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam. Celui-ci a été arrêté une troisième fois le mardi 26 mai, et il pourrait même être convoqué une énième fois au cours de la semaine concernant d’autres dossiers.

 

Affaire Betamax

 

 

C’est probablement sur le dossier Betamax que l’ancien Premier ministre (PM) devra donner des explications aux enquêteurs des Casernes centrales cette semaine. Un de ses anciens ministres, Mahen Gowreesoo, avait impliqué Navin Ramgoolam dans cette affaire. Il a déclaré qu’il avait signé des documents sous l’ordre de l’ancien chef du gouvernement. L’enquête concerne le contrat qui avait été alloué par la State Trading Corporation au groupe Betamax appartenant à des proches de Rajesh Jeetah pour le transport de carburant à Maurice.

 

Air Mauritius

 

Même si la police n’a ouvert aucune enquête officielle jusqu’ici, le ministère des Services financiers et de la bonne gouvernance épluche les dossiers relatifs à l’achat, par Air Mauritius, de six avions à la compagnie Airbus. L’hôtel du gouvernement soupçonne Thomas Gleesson, proche de Navin Ramgoolam, d’avoir servi d’intermédiaire entre l’ancien PM et l’avionneur européen. Le Conseil des ministres, selon certaines sources, prendra prochainement connaissance des conclusions de cette enquête gouvernementale. Le dossier sera par la suite remis à la police.

 

Les scandales  des terres de l’État

 


Navin Ramgoolam a été arrêté mardi une troisième fois. La police lui reproche d’avoir octroyé un lopin de terre à l’acharya Sonu Kumar Jha sans avoir respecté les procédures. Il y a d’ailleurs plusieurs enquêtes entourant la distribution de terres de l’État. Le pandit Sungkur a été convoqué la semaine dernière pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles il a eu un lopin de terre à Trou-aux-Biches.

 

Jeudi, c’était Leckram Nundlall, le propriétaire de l’hôtel Tarissa de Mont-Choisy, qui a donné des explications aux enquêteurs sur son bail, qui l’a autorisé à fermer la route côtière de la localité. Ils sont tous deux des proches de Navin Ramgoolam. Le ministère du Logement et des Terres a également remis à la police le dossier de Sandranee Ramjoorawon, cousine de Navin Ramgoolam et compagne de Rajiv Beeharry Panray. En 2009, celle-ci avait obtenu 7 arpents et 30 perches sur les Pas géométriques, à Palmar, pour un projet hôtelier. Toutefois, les conditions attachées à son bail auraient été modifiées sans passer par le Conseil des ministres.

 
Enquête sur la BAI

 

Navin Ramgoolam a été arrêté le 15 mai sous une accusation provisoire de blanchiment d’argent, de complot et de faux en écriture. La police lui reproche d’avoir bénéficié d’un emprunt de  Rs 40 millions de la défunte Bramer Bank pour l’acquisition de son campement à Roches-Noires. L’ancien Premier ministre est également accusé d’avoir comploté avec les directeurs de British American Investment pour vendre les actifs de Bramer Property Fund. Il a signé le document autorisant la vente en vertu du Non-Citizen (Property Restriction) Act.

 

Vol à Roches-Noires/ l’affaire des coffres-forts

 

La réouverture de l’enquête sur le vol perpétré au campement de Navin Ramgoolam a marqué le début de ses démêlés avec la police. D’abord, son ancien ami Rakesh Gooljaury devait déclarer dans une déposition que l’ancien Premier ministre était bel et bien présent au campement lors du cambriolage, alors que dans sa première déposition, il avait affirmé le contraire. Et c’est lors d’une perquisition entourant cette affaire que la police a saisi des coffres et des valises d’argent dans lesquels elle a découvert des billets de banque (dont des devises) totalisant Rs 220 millions. L’ancien chef du gouvernement est arrêté sous une accusation provisoire de blanchiment d’argent.

 

L’enquête MDFP/ Dufry

 

À ce stade, l’enquête de la police sur Mauritius Duty Free Paradise et son fournisseur Dufry ne concerne que Nandanee Soornack. Les enquêteurs soupçonnent que cette dernière, à travers sa société Frydu, a touché plusieurs millions de roupies de commissions sur la vente de produits à la boutique hors taxes. La femme d’affaires, amie proche de Navin Ramgoolam, aurait quitté le pays avec une douzaine de valises pour l’Italie le 10 décembre dernier. Les procédures en vue de son extradition sont en cours. Pendant la campagne électorale, Pravind Jugnauth avait fait des allégations à l’encontre de Navin Ramgoolam sur ce dossier.

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