Publicité
GSSTU: leurs candidatures avalisées par la justice, ils remportent les élections
Par
Partager cet article
GSSTU: leurs candidatures avalisées par la justice, ils remportent les élections
Il s’était vu refuser sa candidature pour les élections au sein de laGovernment Secondary School Teachers’ Union en mars 2014, mais n’a jamais baissé les bras. Après avoir fait appel à la justice, le syndicaliste Vikash Ramdonee a pu participer aux nouvelles élections, qui ont eu lieu le samedi 30 mai.
Ce n’est pas tout : il s’est fait élire au sein de l’exécutif du syndicat, tout comme les dix autres candidats de son groupe «The New Voice». Un candidat du groupe adverse, le président sortant Narendrenath Gopee, a également été élu.
«Nouveau souffle»
Les élections au sein du Government Secondary School Teachers’ Union (GSSTU) devaient avoir lieu en mars 2014. Or, tel n’a pas été le cas. Raison : leur candidature ayant été rejetée par le président du syndicat, Narendrenath Gopee, deux des cinq dissidents, dont Vikash Ramdonee, ont logé une injonction en cour. Et, le 23 avril dernier, la cour a donné gain de cause aux dissidents. Les élections ont donc eu lieu hier.
«Le syndicat a besoin d’un nouveau souffle», souligne Vikash Ramdonee. En effet, dit-il, depuis quelque temps déjà, «The New Voice» n’est plus sur la même longueur d’onde que l’équipe sortante. Notamment au sujet du 9-year schooling et l’alignement des salaires avec le primaire.
Date butoir respectée
«Quand l’écolier quitte le primaire pour le secondaire, il se sent grandi. En lui demandant de rester à l’école primaire, on ne fait que bloquer son développement», estime Vikash Ramdonee. Il ajoute que son équipe n’est pas contre l’alignement des salaires des enseignants du primaire à ceux du secondaire, mais, «la nature du travail est différent.»
Ainsi, en mars 2014, à l’approche des élections, les dissidents ont envoyé leur candidature par voie postale. Mais celle-ci a été rejetée. Raison : Les applications seraient parvenues au secrétariat du syndicat en retard. «On avait envoyé nos applications deux jours avant la date butoir selon les règles», affirme Vikash Ramdonee.
Pas d’appel
De ce fait, leur candidature ayant été rejetée, deux des cinq dissidents ont eu recours à la justice. Et en avril 2015, la Cour suprême avait établi que les plaignants ont envoyé leur candidature avant 14h30, le 14 mars 2014, dans le délai prescrit.
Sollicité pour une déclaration, Narendrenath Gopee explique que les candidatures avaient été rejetées parce que le secrétariat avait reçu les applications en retard. «Suite au jugement de la cour, on a choisi de ne pas faire appel car les élections seront retardées davantage. Déjà ces élections comptent plus d’un an de retard», soutient-il.
Publicité
Publicité
Les plus récents