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Coupé du reste du monde depuis deux semaines: le site gov.mu de nouveau accessible

5 novembre 2014, 06:42

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Coupé du reste du monde depuis deux semaines: le site gov.mu de nouveau accessible

Alors qu’aucun internaute de l’étranger ne pouvait accéder au site du gouvernement mauricien, le problème aurait été réglé hier soir, mardi 4 novembre. En partie du moins, affirme l’informaticien Ish Sookun. Selon lui, si le site gov.mu est de nouveau accessible, tous les services ne sont pas tous disponibles. «Le site est accessible en mode dégradé si on peut dire», indique-t-il.

 

Ce problème durait depuis une quinzaine de jours. Raison : la compagnie Internet Direct Limited, qui gérait le nom de domaine gov.mu, l’a tout bonnement supprimé.

 

Le conflit entre Internet Direct Limited, dirigée parYan Kwok, et le gouvernementdure depuis un momentdéjà. La compagnie luireproche de ne pas avoir régléses factures. Du côté desautorités, on avance qu’Internet Direct Limited pratiquedes prix arbitraires et que laqualité de ses services laisseà désirer.

 

Du coup, les transactions à partir de l’étranger et les demandes pour les e-services sont bloquées. Les documents téléchargeables sont, eux, inaccessibles. Selon un informaticien d’Afrinic, responsable de la répartition des noms de domaine et des plages d’adresses IP pour l’Afrique, www.gov.mu n’existe plus sur la Toile. À Maurice, toutefois, on n’y voit que du feu. Car Mauritius Telecom a pu rediriger tous les services du gouvernement vers un serveur local, explique Hassenjee Ruhomally, un expert en informatique.

 

Devant cette situation, le gouvernement pourrait prendre la décision de changer de nom de domaine. Selon des recoupements, il en a déjà acquis deux : gov-mu. org et govmu.org. Cependant, aucune décision n’a été prise pour basculer les services du gouvernement sur l’un de ces noms de domaine, élections obligent.

 

Du reste, le ministère et l’Information Communication and Technologies Authority doivent faire une demande pour la réattribution du nom de domaine .mu. Or, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers s’y oppose.

 

Contacté, Suraj Ramgoolam, Chairman du National Computer Board, est resté injoignable depuis deux jours. Le ministre Tassarajen Pillay Chedumbrum nous a, lui, renvoyés aux calendes grecques. De son côté, FRCI, la société ayant obtenu le contrat pour le «revamp» du portail du gouvernement, au coût de Rs 50 millions. Elle précise, cependant, que cette affaire n'est pas de son ressort.

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