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Rashid Imrith déplore une «discrimination» dans l’octroi de la pension de retraite
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Rashid Imrith déplore une «discrimination» dans l’octroi de la pension de retraite
«C’est inacceptable qu’il y ait deux régimes de pension de retraite au sein de la fonction publique.» C’est ce qu’indique le président de la Fédération des travailleurs du secteur public, lors d’un atelier de travail sur la réforme du système de pension, ce lundi 3 novembre, au Gold Crest Hotel, à Quatre-Bornes.
«Il y a des gens qui sont rentrés dans le service avant le 1er juillet 2008 et ils auront leur full pension calculée sur 400 mois. Un deuxième batch est rentré à partir du 1er juillet 2008 à monter. Eux, ils toucheront leur pension de retraite sur 460 mois. Ce qui signifie qu’ils doivent travailler 60 mois en plus. Et à ceux qui ont commencé à travailler à partir du 1er janvier 2013, on leur a dit que ce n'est quand ils prendront leur retraite qu’ils sauront quel est le montant de la pension qu'ils toucheront», explique Rashid Imrith.
De fait, la fédération a décidé de mener un combat pour qu'il n'y ait pas de «discrimination» en ce qui concerne la pension de retraite des fonctionnaires. Selon le syndicat, pour remédier à cette situation, il faut que ceux qui ont complété leurs 400 mois, aient deux mois de salaire par an pour toutes les années en plus qu'ils ont travaillées. Autre solution: que l'Etat revoie le mode de calcul de la pension. «Qu'ils augmentent les 400 mois et les remplacent par le nombre exact d’années travaillées par le fonctionnaire», propose Rashid Imrith.
Ce dernier n’a pas manqué de souligner que «la pension, c'est un combat politique». Selon lui, si le syndicat a décidé d'aller de l'avant avec ce combat maintenant c'est que la cause est juste et «tout le monde va dire qu'ils sont d'accord avec nous».
C’est ainsi qu’à partir de ce lundi, le syndicat compte mener campagne pour que des changements soient apportés à la caisse de retraite. Un livret réunissant ses recommandations a aussi été publié.
Et de lancer un dernier avertissement: si rien n’est fait, «nous sommes prêts à aller en cour», soutient Rashid Imrith.
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