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Faut-il revoir la formation des ambulanciers?
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Faut-il revoir la formation des ambulanciers?
Une ambulance mandée sur les lieux d’un accident de motocyclette à Victoria, le 2 octobre, n’a pas manqué de susciter la colère des témoins présents. Selon ces derniers, le véhicule n’était occupé que par le chauffeur, qui s’est aussi chargé de transporter le blessé à l’intérieur.
Les témoins se disent en effet choqués de la manière dont l’ambulancier a manipulé le motocycliste. Par conséquent, ils se demandent si celui-ci a reçu une formation digne de ce nom, une précaution indispensable dans un métier de cette importance.
Ils ne sont pas les seuls à se poser la question. A plusieurs reprises récemment, le temps d’arrivée d’ambulances sur les lieux d’accidents, entre autres, a été décrié, de même que le service des ambulanciers. Krishnadev Boodia, président de la Ministry of Health Workers’ Union, explique que le chauffeur et l’aide affectés dans une ambulance non médicalisée doivent normalement suivre une formation en premiers soins étalée sur 6 semaines.
«Pendant ce cours, ils apprennent, entre autres, à manier différents types de patients – une femme enceinte, un blessé, un brûlé…», affirme-t-il. En arrivant sur les lieux, ils sont appelés à faire un premier constat de la situation et à déterminer la manière dont le patient sera manipulé et transporté.
Cela dit, indique Krishnadev Boodia, il arrive que l’ambulancier soit pris de panique. «Dans certains cas, les gens autour mettent beaucoup de pression sur l’ambulancier pour que le patient soit transporté à l’hôpital au plus vite», soutient-il.
Et d’ajouter que le syndicat a écrit au ministère de tutelle pour demander à ce que les ambulanciers bénéficient de formations plus avancées. Ces cours devraient commencer bientôt, indique-t-il.
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