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Maxime Le Forestier: «On ne fait qu’une fois les titres comme Ambalaba»
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Maxime Le Forestier: «On ne fait qu’une fois les titres comme Ambalaba»
Calme et souriant, c’est un Maxime Le Forestier content de revoir Maurice que nous avons rencontré à l’hôtel Trou aux Biches, mardi. Accompagné de son épouse Fabienne, le célèbre chanteur français est chez nous en tant qu’invité d’honneur du concert de Claudio Veeraragoo qui se tient, ce samedi soir, 27 septembre, à partir de 20 heures au J&J Auditorium, à Phoenix. «Je reviens dans l’île après 6 ou 7 ans. Je suis très content d’être ici, c’est un peu chez moi. Je vois que Maurice a beaucoup changé. Il y a plus de ciment mais c’est le progrès», laisse-t-il entendre.
Le chanteur revient sur ses souvenirs et se remémore sa première visite chez nous en 1987. «C’est là que j’ai rencontré un marin qui grattait sa guitare en fredonnant Ambalaba. La chanson autant que son jeu de guitare avaient captivé mon attention. Je l’ai filmé et appris la chanson. Comme je travaillais sur mon album Né quelque part et qu’il manquait une chanson, je l’y ai incluse», raconte-t-il. La reprise d’Ambalaba était née.
Au fil des ans, la version d’Ambalaba de Maxime Le Forestier est devenue l’écho de la musique mauricienne en Europe. «Aujourd’hui les Français connaissent les paroles et la chantent. Je n’ai plus besoin de la traduire. Je suis très fier de faire les Français chanter en créole.» Si un autre séga, Missie Coutou, l’avait pendant un moment interpellé, il avoue ne l’avoir jamais enregistré.
«On ne fait qu’une fois les titres comme Ambalaba », précise-t-il. Depuis qu’il a fait la connaissance de Claudio Veeraragoo, les deux hommes sont toujours restés en contact. «Quand je viens à Maurice, on se rencontre et je vais chez lui», raconte Maxime Le Forestier.
De son côté, l’épouse du chanteur se fait discrète. Elle avoue ne quasiment jamais donner d’interview. «C’est mon époux qui est dans la lumière. Moi, je tire les ficelles dans l’ombre», explique-t-elle, en riant avant d’ajouter «pendant ces 28 ans que nous avons été ensemble, j’ai privilégié les enfants et j’ai voulu rester indépendante. Je laisse Maxime prendre toutes ses décisions. J’attends toujours que la pression tombe pour en discuter», souligne-t-elle.
En tournée européenne depuis une année, Maxime Le Forestier a suspendu ses concerts pour être présent pour les 50 ans de séga de Claudio Veeraragoo. «Il me reste encore trois mois de tournée mais je tenais à être là. J’aime quand les événements sont organisés par les artistes et pas par les producteurs. C’est amical et artistique, pas commercial. C’est comme quand on se retrouve pour les Resto du coeur».
Qu’aurait-il été s’il n’avait pas été chanteur ? «Certainement clochard… Je n’ai pas fait de grandes études et en France les diplômes sont importants.» D’une grande simplicité, on le sent proche des ceux qui l’entourent. Après sa tournée Maxime Le Forestier compte se poser et surtout écrire. « J’ai envie d’écrire. Je le sens.» En attendant on le retrouve sur scène, ce soir, avec sa version d’Ambalaba bien sûr, mais également avec d’autres interprétations qui raviront, à n'en plus douter, ses fans mauriciens.
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