Publicité
Secteur public: crainte autour des pouvoirs accrus du président de la République
16 septembre 2014, 15:00
Par
Partager cet article
Secteur public: crainte autour des pouvoirs accrus du président de la République
«Avec l’enjeu politique, les nominations qui à présent incombent à la Public Service Commission passeront au président de la République. C’est un mauvais signe», estime Naraindranath Gopee, président de la Federation of civil service and other unions (FCSOU). Face à la presse, ce mardi 16 septembre, le syndicaliste n’a pas caché ses craintes face aux pouvoirs accrus qui pourraient être attribués au président de la IIe République si l’alliance PTr-MMM parvient à ses fins.
Il évoquait plus précisément les pouvoirs de nomination du super-président, dont celle du commissaire de police ou des secrétaires permanents, entre autres. Selon Naraindranath Gopee, l’ingérence politique dans les institutions affecteront l’efficacité de celles-ci.
«Les décisions politiques peuvent affecter le bon déroulement des institutions. Celles-ci ne seront plus indépendantes. On aurait, entre autres, des nominations politiques», souligne-t-il. Il ajoute que «la Constitution prévoit la séparation des pouvoirs. Or, le partage des pouvoirs déstabilisera la fonction publique. Le service civil et les fonctionnaires vont en pâtir».
Droit à l’information
Par ailleurs, la FCSOU réclame la proclamation de la Right to Information Act «afin de permettre au gouvernement de pratiquer la transparence, et réduire les cas de fraude et corruption». Selon Naraindranath Gopee, les pays qui ont introduit cette loi, dont le Kenya, ont connu une baisse considérable du nombre de délits enregistrés. «A Maurice, presque toutes les institutions citent la Official Secrets Act pour ne pas révéler des informations», regrette le président de la FCSOU.
Et d’ajouter que l’allégeance politique de la FCSOU lors des élections générales «dépendra de quel parti politique inclura la proclamation de la Right to information Act à son manifeste électoral». Naraindranath Gopee est aussi d’avis que «les lois patronales du travail», l’Employment Rights’ Act et l’Employment Relations Act doivent être revues.
Démocratie violée
Le syndicaliste devait aussi commenter la situation par rapport à l’introduction de la carte d’identité biométrique. «L’alliance PTr-MMM affirme qu’elle va renforcer la démocratie. Or, c’est la liberté des gens qui se fait violer». Selon le président de la FCSOU, le MNIS aurait dû étendre la validité de la carte d’identité actuelle jusqu’en décembre, donnant ainsi à la justice le temps voulu pour écouter les trois cas logés contre la mise en vigueur de la nouvelle carte.
Le président de la FCSOU devait également réclamer la démission du manager du collège Hindu Girls suite au suicide d’une étudiante, la semaine dernière. Il a déploré le silence du ministère de l’Education sur cette affaire, et demande l’ouverture d’une enquête ministérielle.
Publicité
Publicité
Les plus récents
Douanes
Bains succède à Ramnarain : La coopération indienne se renforce
Taxis en difficulté
«Notre activité a diminué de 50%»
Séance parlementaire de ce mardi 7 juillet
Violences domestiques et projets de loi au programme
Accord Maurice–États-Unis
L’État réclame des précisions avant que le débat ne s’engage sur le fond
Drame à Sodnac
Un garçon de 2 ans décède, une autopsie prévue aujourd'hui