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Droits des enfants: des ONG pour la création d’un tribunal pour enfants
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Droits des enfants: des ONG pour la création d’un tribunal pour enfants
Leur objectif : faire avancer les choses par rapport aux droits des enfants mauriciens. 17 ONG se sont ainsi réunies sous la bannière du Kolektif Drwa Zanfan Morisien et ont soumis une série de recommandations au Comité des droits de l’enfant aux Nations unies en mars. Cette démarche, qui fait suite au rapport soumis par l’Etat au comité en 2011, vise à «donner une perception de la situation à laquelle nous sommes confrontés sur le terrain», a expliqué, lors d’un point de presse ce mercredi 30 juillet, Mélanie Vigier de Latour-Bérenger, psychologue et présidente de Pédostop, une association qui lutte contre la pédophilie.
L’une des recommandations concerne la création d’un tribunal pour enfants. «Il n’y a pas de cour pour enfants à proprement parler», souligne Mélanie Vigier de Latour-Bérenger. Il faudrait, selon le collectif, y remédier afin de s’assurer que les procédures judiciaires et policières respectent les droits des enfants. Ces derniers pourraient alors bénéficier d’une aide légale.
La formation des officiers et infirmiers travaillant avec les enfants et leur prise en charge fait également partie de la liste soumise par le collectif. Ainsi que le recrutement d’un pédopsychiatre et la réhabilitation des enfants placés dans des centres et des Shelters.
Et des propositions ont été faites quant à l’application et l’amendement des lois concernant les enfants, notamment la Dangerous Drugs Act, la Juvenile Offenders Act, la loi sur l’adoption et l’Education Act.
Augmentation de budget
Afin de parvenir à répondre à ces propositions, le collectif suggère d’augmenter le budget accordé au ministère de l’Egalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille. Car, disent les responsables des ONG, «les 20% du budget de ce ministère accordés à la protection de l’enfance ne semblent pas suffire». Il faudrait, selon eux, aussi augmenter le budget accordé à l’Ombudsperson for Children, celui du ministère de l’Education et le pourcentage alloué au handicap.
Outre leur rapport au Comité des droits de l’enfant aux Nations unies, le collectif a fait parvenir une lettre, il y a trois semaines, aux différents ministères et aux parlementaires. «Nous souhaitons ouvrir le dialogue et collaborer avec les ministères afin de changer les choses et apporter notre contribution», explique la psychologue Emilie Duval.
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