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Manifestation à Port-Louis pour exiger la dissolution du Parlement
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Manifestation à Port-Louis pour exiger la dissolution du Parlement
«Retourn le pouvoir au peuple.» C’est avec ce slogan que le Front Commun Travayer Social a manifesté devant le Parlement à midi, ce jeudi 26 juin. Ils n’avaient pas l'autorisation du commissaire de police pour leur manifestation, mais ces membres du Front Commun Travayer Social ont malgré tout tenu à faire entendre leur voix. Plus d’un vingtaine de personnes étaient réunies pour les soutenir. Parmi elles, Salim Muthy ou encore Jameel Peerally.
Leurs revendications : que le Parlement soit dissous et que les élections générales soient organisées. Cela en réponse à Navin Ramgoolam qui a rappelé le Parlement le 4 juillet pour faire voter le mini-amendement sur la déclaration d’appartenance ethnique.
«Ce n’est qu’un prétexte pour que les deux partis se rejoignent, pour qu’ils concluent une alliance», s’insurge Salim Muthy. Et de souligner que les deux partis, soit le PTr et le MMM, se sont désormais décrédibilisés. C’est la raison pour laquelle il faut«rann pouvoir au peuple».
Flou sur les prochaines sessions parlementaires
Pour rappel, lors de son point de presse mardi 25 juin, le Premier ministre avait tout simplement indiqué que le Parlement siégera à nouveau, le 4 juillet, pour voter les Transitional Provisions. Mais il n’a en aucun cas confirmé s’il y aura bel et bien une autre séance le 8 juillet pour les débats.
«Tout dépendra. On ne sait pas encore s’il y aura une séance tout de suite pour le mardi suivant. Évidemment, les parlementaires se reverront pour les débats jusqu’au vote», avait-t-il répondu. La directrice de communication, Aurore Perraud, tout comme plusieurs membres de l’opposition dont Steve Obeegadoo du MMM, ont eux aussi, pour leur part, souligné qu’il faudrait que le Parlement continue son travail. «Nous souhaitons que le Parlement siège après le vendredi 4 juillet pour débattre d’autres projets de loi, dont certains sont en attente depuis des mois. C’est le pays qui en sortira gagnant», a déclaré Aurore Perraud.
Questionné sur une éventuelle dissolution du Parlement, le Premier ministre avait, lui, lancé qu’une telle démarche n’était pas à l’agenda. Et il a insisté sur le fait que son mandat expire en 2015. Au cours des prochaines semaines, a ajouté Navin Ramgoolam, d’autres projets de loi, en suspens à cause de la prorogation, devront être introduits. Lors de son intervention, il a aussi précisé qu’il ne craint nullement une motion de blâme si le leader de l’opposition en dépose une contre lui au Parlement.
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