Publicité
On a testé: le Tomo à… Dubaï
Qui s’arrête à Dubaï pour un jour ou deux et voudrait un repas d’excellence aura plein de choix dans cette ville extensive, qui ne cesse de s’étendre, à tel point que l’on se demande bien où est-ce que cela se vide ailleurs dans le monde ! Les statistiques indiquent que les pays d’origine principaux des habitants demeurent le Pakistan, le Bangladesh, les Philippines, l’Inde, mais on y trouve aussi des Anglais, des Somaliens, des Japonais, des Kenyans et même quelques Mauriciens...
HEURE. Il est 21 heures et la ville scintille de tous ses feux.
AMBIANCE. Le Tomo, restaurant japonais, est au 17e étage du Raffles, à côté du Wafi Shopping Centre. On y accède par un ascenseur dédié. Il occupe la totalité de l’étage ! Le menu est gentiment disponible avant que l’on ne prenne l’ascenseur, ce qui est psychologiquement rassurant : on vous donne la possibilité de reculer, sans que vous ne vous sentiez sous pression ! Au 17e, les salles se suivent mais ne se ressemblent pas. J’en ai compté sept, dont deux sur des balcons, où le murmure de la ville vous enveloppe de sa tiédeur lénifiante. Toutes sont somptueusement décorées, mais rien de kitsch, comme c’est souvent le risque là où il y a trop d’argent. Atmosphère feutrée, beaucoup de jeux d’eau et de petites cascades, lumières très tamisées, au point où l’on m’apporte une petite lampe de lecture qui s’accroche à mon livre et me permet de poursuivre le décryptage de mon Kanehman.
SERVICE. C’est tout à fait excellent. Depuis le petit coussin que l’on vous propose pour votre dos jusqu’à la gentille invitation à venir constater la fraîcheur des produits (les homards du Maine ainsi que les crevettes frétillent encore sur leur lit de glace pilée), tout est très classe tout en étant discret. Très japonais, quoi ! Les plats arrivent promptement, sont servis et enlevés avec fluidité. Le chef Takahashi, qui est aussi le propriétaire, mène ses troupes à la baguette.
LE REPAS. J’avais décidé de goûter un maximum, même si je n’avais pas très faim. Nostalgique (allez savoir pourquoi !) d’un séjour au Brésil, j’ai d’abord commandé une caipirinha en apéritif. Puis, successivement, une huître japonaise baignant dans du vinaigre (le seul « bof » de la soirée), des spider crab rolls délicieux, tant visuellement que gustativement, les oeufs de crevettes les saupoudrant éclatant délicieusement sous la dent et se mêlant au goût du crabe avec grand bonheur. Ensuite, inévitablement, du sashimi. J’ai choisi du kampachi (amberjack), du thon (j’ai appris qu’il peut être soit normal (maturo), soit gras (chutiro), soit extragras (otoro) - et que les prix suivent la graisse... heureusement que je mange maigre ! - et des oeufs de saumon (ikura). Tout simplement délicieux ! Outre la sauce de soja, ce restaurant offre aussi du piment en poudre pour relever le sashimi. C’est une idée plutôt contreintuitive, mais ça marche assez bien, surtout que le piment n’est pas du genre très fort .Le repas s’est terminé avec du toubanyaki, du boeuf wagyu de Nouvelle- Zélande, enrobé d’algues noires et de riz collant légèrement rose .Un délice. Une tante à moi aurait dit : un péché ! Mais qu’est-ce qui est arrivé au boeuf fétiche de Kobe ? Je n’ai pas osé demander...
VALUE FOR MONEY. Très cher mais je ne révèle rien en disant que la qualité coûte cher, n’est-ce pas ? Et ce n’est finalement pas inaccessible à 320 AED, environ Rs 2400. Après un tel repas, on peut d’ailleurs se priver de breakfast et se contenter d’un sandwich le lendemain. C’est ce que j’ai fait.
PROCHAINE VISITE. Pas de sitôt, c’est sûr ! Mais vous qui lisez, peut-être qu’un jour vous serez à Dubaï et qu’un soir vous souhaiterez un repas de roi, un de ces repas étoilés dont on parle pendant des semaines et qui peuplent les souvenirs d’une vie « bien vécue »… pensez alors au Tomo. Vous me remercierez !

Publicité
Publicité
Les plus récents
Interview…
Patricia Adèle-Félicité : «On ne peut réduire un service humain à une simple ligne budgétaire»
Hippisme
Dérogation au championnat des 4 ans : la GRA dit «non»
[Junior] De la marelle aux tablettes
L’enfance d’hier à aujourd’hui : Qu’est-ce qui a changé ?
Technologie
HUAWEI Pura 90s : Un smartphone taillé pour la photographie bientôt disponible à Maurice
Partenariat
Eagle Insurance lance une assurance santé internationale avec Discovery Health