Publicité
Les IRS et RES attirent moins les étrangers
Par
Partager cet article
Les IRS et RES attirent moins les étrangers
De 2005, année où le concept de l’Integrated Resort Scheme (IRS) a été lancé, à ce jour, 500 villas ont été vendues. Mais force est de constater que les étrangers sont de moins en moins intéressés par les appartements luxueux. En témoigne la morosité dans le secteur de l’immobilier. Surtout depuis le début de l’année. «Il y a un ralentissement dans les affaires et c’est de plus en plus dur pour les promoteurs de vendre les appartements luxueux aux étrangers», reconnaît un agent de liaison entre clients et promoteurs.
Cet agent, qui s’est lancé dans l’immobilier depuis quelques années, a été témoin du boom qu’a connu le secteur en 2012. Plusieurs grands projets avaient d’ailleurs pris naissance cette année-là, dont celui de La Balise Marina, à Rivière-Noire. Or, font ressortir les agences immobilières, les étrangers sont de moins en moins friands de ces résidences mauriciennes.
«Il y a quelques mois déjà que nous avons cessé de miser sur la clientèle étrangère. Non pas qu’elle ne nous intéresse plus, mais nous avons remarqué que les étrangers s’intéressent de moins en moins au concept, explique Mohamed Goolam Hossen, directeur de Quadricolore Properties Ltd, qui s’occupe notamment de la clientèle des appartements d’Azuri et des villas Valriche. Ce sont désormais les Mauriciens qui nous approchent pour acheter des résidences luxueuses.»
Selon cet agent immobilier, il y a d’abord le facteur prix, mais aussi les autres frais qui accompagnent l’entretien d’une résidence luxueuse qui découragent les acheteurs potentiels.
Il y a aussi le fait que plusieurs investisseurs étrangers se sont fait arnaquer. Les villas et autres résidences IRS et Real Estate Scheme (RES) sont régies par le cadre légal de la Vente en état futur d’achèvement (VEFA). Ce faisant, l’acquéreur dépose une partie de la somme requise avant la construction, permettant ainsi au promoteur de recueillir de l’argent pour ces projets. «Il y a eu des promoteurs qui ont fait face à des difficultés financières et qui n’ont jamais pu compléter leur projet. Et les acquéreurs ont, eux, perdu beaucoup d’argent. Cela n’aide pas le secteur», fait valoir un autre agent immobilier.
Publicité
Publicité
Les plus récents