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Chasse: une passion qui flingue le porte-monnaie
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Chasse: une passion qui flingue le porte-monnaie
La chasse bientôt un loisir uniquement réservé aux riches ? C'est ce que dit craindre Jean Claude D’Avoine, membre de l’Association sportive des chasseurs. Car, chaque chasseur devra, à partir de décembre, débourser Rs 5 000 de plus pour renouveler les permis nécessaires. Une somme difficile à débourser.
A l’âge de neuf ans, Jean Claude D’Avoine, un passionné de la chasse, maniait déjà le fusil de son père. Aujourd’hui, à 49 ans, cet habitant de Baie-du-Tombeau dit craindre que la chasse ne devienne un loisir uniquement réservé aux riches. Fin décembre, chaque chasseur devra débourser Rs 5 000 de plus que l’an dernier pour renouveler les permis nécessaires. L’Association sportive des chasseurs, dont il est membre, a dénoncé cette augmentation lors d'une conférence de presse, vendredi 22 novembre, au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis.
«Personnellement, rien ne me poussera à rendre mon fusil. Mais malheureusement, ceux qui ne pourront pas s’acquitter des frais vont peu à peu être contraints à le faire», déclare Jean Claude D’Avoine. Autotal, il estime à environ 3 000 le nombre de chasseurs à Maurice. Après une décision du gouvernement, à la fin de décembre 2013, ceux qui possèdent un fusil de chasse devront payer Rs 3 000 pourun Game Licence et Rs 5 000 pour un Firearm Licence. L’an dernier, ils avaient déboursé la somme de Rs 1 500 pour chaque permis. «Au tout début, le Firearm Licence était de Rs 90,75 ! Et maintenant…», dit-t-il en secouant la tête, dépité.
Mais dès qu’il se plonge dans ses souvenirs, Jean Claude D’Avoine redevient le gamin fasciné par le fusil de chasse de son père, un ancien surintendant de police. «J’avais six ans quand j’ai suivi mon père pour chasser dans la forêt», relate-t-il.
Les yeux scintillants, il confie aussi comment il avait manié l’arme à feu de son père pour la première fois alors qu’il n’avait que neuf ans. «Je le suppliais tellement qu’il avait fini par céder. J’ai alors tiré une balle en l’air et j’ai été projeté au sol à cause du recul», dit-il en se tordant de rire.
Mais la fascination et la persévérance devaient pousser le petit chasseur à abattre son premier gibier à l’âge de onze ans. «C’était un cerf…», indique-t-il. Et depuis, l’amour pour la chasse n’a jamais abandonné Jean Claude D’Avoine. Pour ce père de famille, la chasse est tout un art. Des fois, il lui suffit de marcher dans la forêt avec sa «meute» pour qu’il soit un homme heureux.
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