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Petit poisson deviendra grand
Ses quatre Goldfish ne verront peut-être pas ses futurs exploits. A neuf ans, Anthony Mandanamootoo fait partie des grands espoirs de l?haltérophilie mauricienne. « Il apprend très vite », constate son entraîneur Gino Soupprayen.
En à peine quelques mois de pratique, sa technique impressionne. Et si le sang d?Hercule circulait dans ses veines ? Pas exactement. C?est plutôt celui d?un Mr Mauritius car, Anthony est le fils cadet de Jack Mandanamootoo, dont la plastique a été récompensée en 2002 et 2004.
Anthony, haltères, muscles, l?équation semble évidente pour le fils d?un Mr Mauritius. «J?ai commencé à soulever les poids pour faire comme papa », avoue-t-il.
« Il m?accompagnait dans mon gymnase à Allée Brillant et quand il a soulevé quelques poids, j?ai vu qu?il avait du potentiel. C?est comme ça qu?il a commencé. Il est fort. Il a ça dans le sang », reprend son père.
Connaissant le giron du culturisme, Jack Mandanamootoo pense que son fils « aura un meilleur avenir, comme une bourse sports-études » en haltérophilie, discipline olympique. Il lui propose d?en faire et Anthony accepte volontiers.
L?ambition d?être avocat</B>
A première vue, la barre paraît trop lourde ou trop grande pour ce petit bout de chou. Mais au centre national d?haltérophilie de Vacoas, où il s?entraîne deux fois par semaine, il la soulève d?un coup sec. Sa technique d?arraché n?est pas parfaite mais elle n?a rien à envier à celle de ses aînés. « Il a commencé en juillet dernier, confie Gino Soupprayen, ancienne gloire de la discipline, reconverti dans le coaching. Il s?adapte vite et avec tous les conseils qu?on lui donne, il apprend très vite. »
En octobre dernier, lors d?une compétition interrégions, Anthony est engagée dans la catégorie des ?56 kg. Il réalise 20 kg à l?arraché et 25 kg à l?épaulé-jeté pour un total olympique de 45 kg. Avantagé par son poids, 36 kg, il prend la première place devant Nitish Mihdidin, son compagnon d?entraînement, de trois ans son aîné.
Bien entendu, le petit Anthony fait la fierté de son père. Qu?il eut été culturiste ou judoka, qu?il soit haltérophile, Jack estime que son fils affiche une détermination sans pareille. « Il n?aime pas quand il ne réussit pas à faire quelque chose. Coûte que coûte, il va tout faire pour réussir », fait ressortir Mr Mauritius. Si tel est le cas, on tient un futur avocat car c?est le métier que rêve d?exercer le jeune Curepipien.
Hormis l?haltérophilie, Anthony se consacre aux passions qui caractérisent les enfants de son âge. Après l?école, à Notre Dame de la Confiance, soit il regarde les séries telles que Titeuf et les Simpsons, soit il chambre ou se bagarre avec ses deux frères Andrew (15 ans) et Dorian (7 ans), soit il joue avec un des cinq chiens de la maison. « Chacun en a un à la maison », rigole-t-il. Le sien, un boxer, s?appelle Gipsy.
Le monde marin fait aussi partie de ses passions. En témoigne, les Goldfish dans son aquarium, feue sa tortue, et les documentaires sur les fonds marins, qu?il adore visionner. Un de ses rêves, lance-t-il avec un regard envieux, c?est de visiter ces fonds marins.
Sûrement que ces poissons-là seront témoins de ses exploits?
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