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Lobby à la CNT autour d?un contrat de Rs 75 millions
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Lobby à la CNT autour d?un contrat de Rs 75 millions
Deux clans se dessinent à la Corporation nationale de transport (CNT). L?objet qui divise : un contrat pour l?achat de 40 nouveaux autobus d?un montant de Rs 75 millions. Un puissant lobby, mené par des membres du conseil d?administration contre les autobus indiens TATA, envenime la situation depuis des mois à la compagnie.
L?acquisition de ces autobus, fabriqués en Inde, a pris une tournure communale et politique. Des membres du board avec le soutien de certains membres du syndicat pencheraient, eux, pour des autobus japonais.
La situation aurait tourné au conflit entre des membres du conseil d?administration de la CNT et Rashid Beebeejaun, l?ex-ministre des Infrastructures publiques, de manière déguisée. Une autre personne visée par le lobby serait Swaley Ramjane, pas comme directeur de la United Bus Service (UBS), mais en tant que représentant de la firme indienne, Tata, à Maurice.
Certains membres du board, qui allèguent qu?il y a un axe Beebeejaun-Ramjane, ont fait remarquer que lorsque le contrat avait été alloué, Rashid Beebejaun était alors ministre du Transport intérieur. Interrogé, ce dernier a répondu : «Je déplore la campagne communale qui entoure les autobus de la CNT car tout a été fait dans la transparence par le Central Procurement Board (CPB).»
Il s?avère que plusieurs autobus ont commencé à tomber en panne et à avoir des problèmes de freins. Ils proviennent du lot des 80 véhicules de la CNT de la marque TATA, acquis il y a un an, après un appel d?offres international. Ils ont bien fonctionné pendant plus de 430 jours, soit jusqu?à l?approche de l?achat des 40 nouveaux autobus?
«Je ne compte pas entrer dans des querelles politiques mais il y a des zones d?ombres dans ces pannes de la CNT», soutient, pour sa part, Swaley Ramjane.
Sans aucune maintenance</B>
Une récente enquête des techniciens de la CNT a conclu que les problèmes étaient dus au fait que ces autobus avaient roulé plus de 95 000 kilomètres sans aucune maintenance.
Swaley Ramjane indique que plus de la moitié de la flotte de la UBS comprend des autobus de la marque TATA, deuxième constructeur d?autobus dans le monde. «Ces TATA sont de 160 chevaux alors que les autobus de la CNT, acquis l?année dernière, sont de 180 chevaux et automatiques.»
Pour lui, il s?agit-là d?une référence et il souligne que les 80 autobus TATA ont été achetés après plusieurs visites en Inde des délégations de la CNT, dont celles des ingénieurs de la corporation, le directeur général et Ashveen Dookun, le chairman.
«A l?époque, ajoute Raj Dhaliah, directeur de la CNT, il n?y avait pas de problème et tout le monde était d?accord même s?il y a eu quelques soucis techniques avec les autobus qui roulent beaucoup.»
Du coup, l?appel d?offres pour l?achat de 40 nouveaux autobus par la CNT a pris un sérieux retard alors que les commandes auraient dû avoir été passées depuis plusieurs mois. Raj Dhaliah explique que ce retard aura des répercussions sur la flotte de la CNT.
«Nous sommes contraints de demander à la National Transport Autority (NTA) de nous accorder une dérogation pour que nos autobus, vieux de 16 ans, puissent continuer à rouler en attendant qu?on achète ces 40 autres neufs avec l?aval du CPB.» Or, selon les législations de la NTA, ces vieux autobus sont tout juste bons pour la casse.
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