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Silence, on relooke !

14 septembre 2008, 00:00

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«Bon tu as eu mon brief ? », demande Uma Sooben-Arnauld, l?une des conceptrices de l?émission Le réveil écologique à Rakesh Guljar, le caméraman de la MBC. « Cela sert de fil rouge pour le déroulement du tournage », explique cette femme pleine d?entrain mais débordée. Nous sommes dans l?arrière-cour de la Nuckchady Government School à Trèfles, Rose-Hill. Et ce jardin a été choisi pour être l?antre du huitième « relooking » de cette émission signée la MBC télé en partenariat avec l?UNDP.

Et rien de mieux que de redémarrer le tournage avec cette école de la zone d?éducation prioritaire après l?arrêt des tournages pour cause de mauvais temps. C?est un vendredi ensoleillé. Le cadran affiche 9 h 37. Et la journée s?annonce longue.

Dans son uniforme orange mandarine au col liséré, Uma arpente le jardin d?un pas alerte. Ce bout de terrain est en fait l?aire de jeu des élèves de cette école primaire, avec à l?extrême droit, une balançoire et un toboggan. Aux quatre coins de cet espace verdoyant, des carrés au milieu desquels les arbres invitent à se relaxer à l?ombre. Et cette arrière-cour va bientôt connaître un lifting.

Mais la conceptrice de l?émission stresse. Le jardin est plus grand que ceux que l?équipe du Réveil écologique relooke habituellement. Toutefois, son vrai souci est qu?elle ne sait où donner de la tête puisque son attention est requise partout. Comme par Georgina Ragaven, la responsable de la cellule Corporate Social Responsibility à la British American Investment (BAI), entreprise qui parraine en majeure partie la transformation à l?école Nuckchady. « Il faut que tu leur expliques, parce qu?ils ne savent pas ce qu?il faut faire », lance-t-elle à cette dernière. « Ils », c?est la quinzaine de cadres venus prêter main-forte pour le « relooking ».

Toute cette agitation inhabituelle ne passe inaperçue pour les petites têtes brunes de l?école primaire. Par la fenêtre d?une classe donnant sur le jardin, un garçonnet la main sous le menton, le coude collé à la table, suit l?agitation, intrigué.

La voisine d?à côté ne manque pas aussi ce mouvement. Par-dessus le mur qui sépare la cour de l?école de la sienne, elle questionne les jardiniers de Gino Juhel, le paysagiste. « Pié betel sa, non ? », demande-t-elle à ce dernier « Oui, madame ou koné ou », répond ce dernier.

L?ambiance est enjouée

Le paysagiste rejoint ensuite un petit groupe d?employés de la BAI. Justement sur l?un de ses carrés en béton remplis de terre, l?ambiance est enjouée. Alors que deux demoiselles désherbent le jardin, une autre s?essaie à la pelle. Sous l?encouragement de ses collègues qui poussent des « wai, wai »

à chaque motte de terre qu?elle soulève. « Mo karem en plis », s?exclame-t-elle en rigolant. « Il ne faut pas trop fouiller », indique le paysagiste. « Sinon les feuilles se retrouveront au ras du sol. » Il rajoute un peu de terre dans le trou, y met la plante et la recouvre à moitié de terre. « Tu peux entourer la plante de terre, de pierre, de racines. Mais c?est à elle de s?adapter à ce nouveau sol », explique Gino en s?adressant à la jeune fille.

« Où sont les enfants ? », s?enquiert quelqu?un du groupe. « Ils vont arriver tout à l?heure. Il n?en faut pas trop. Juste un ou deux pour planter, sinon ce sera le chaos? », explique Gino Juhel.

Entre-temps Uma Sooben-Arnauld fait toujours le va-et-vient dans le jardin. L?un des deux peintres de l?émission vient lui apprendre que la faible pression de l?eau rend difficile le nettoyage du mur en hauteur. Gardant toujours le sourire, Uma promet d?essayer d?arranger la situation. La journée promet d?être longue. Mais espérons que le résultat sera réussi. Réponse à la diffusion?

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