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Mickaël Malle en vrai patron !
L?Algérien Abdalbasset Hannachi (CP Investments-Caunhye Bijou) a remporté hier à Curepipe la deuxième étape du Michelin Tour de Maurice cycliste longue de 105,3 km en s?imposant au sprint devant Thomas Desvaux (Standard Bank CT) et Yannick Lincoln (VCJCC-Fly540) dans le temps de 2h36?12. Mickaël Malle, quatrième de l?étape et crédité du même temps, conserve le maillot jaune qu?il porte depuis mercredi.
Le départ fictif de la deuxième étape du Michelin Tour de Maurice a été donné à 9h53 dans la cour de la mairie de Curepipe. Les coureurs prendront le départ réel devant le club de la State Bank sept minutes plus tard et se dirigeront vers Belle Rive via l?autoroute de La Vigie.
A l?entrée de Valetta, après neuf minutes d?effort, le Sud-Africain Barend Burger (TCS CT) et le Réunionnais Brice Payet (sélection Réunion) sont les premiers à mettre le nez à la fenêtre. Mais ce ne sont encore que des velléités, comme ces espoirs sans lendemain. C?est un peloton groupé qui s?approche de Quartier Militaire (km 13,9).
Au km 24, le Sud-Africain Jooste Henning (TCS CT) compte deux cents mètres d?avance sur le peloton. Barend Burger et Christian Guadagno (sélection Réunion) font le trait d?union entre les coureurs échappés et le gros de la troupe.
Peu après Constance (km 31), Yannick Moratorio (VCP), Fabrice Bénard (sélection Réunion), Jean-Michel Lim Fat (CPCC) et Brice Payet (sélection Réunion) se retrouvent à terre, victimes d?une chute. Yannick Moratorio sera le plus durement touché. A l?avant, Joost Henning poursuit sa fuite en avant même s?il ne compte que cinquante mètres d?avance sur ses poursuivants. A hauteur de l?hôtel The Residence, c?est à nouveau un peloton groupé qui attend son heure. Il traversera comme un seul homme Trou d?Eau Douce puis Bel Air sous le regard admiratif des habitants agréablement surpris par ce cortège inhabituel.
Richard Baret accélère
A la sortie de Bel Air, à Pont Lardier, Richard Baret (VCO), Jérôme Koenig (CSSC), David Leiman (VGHD), Jooste Henning, Eben Van Wyk (TCS) et Stewart Pharmasse (GCIM) prennent les devants pour la première véritable échappée du jour. Après un moment d?hésitation, les six hommes ne s?entendent visiblement pas sur la tactique à adopter, Richard Baret prend les choses en main et accélère à l?entrée de Kewal Nagar.
Le groupe compte 25 secondes d?avance sur le peloton puis 45. David Lieman et Stewart Pharmasse haussent les enchères à Sébastopol mais à Montagne Blanche, au km 66,6, Leiman, Pharmasse, Van Wyk, Baret et Koenig sont à nouveau unis dans l?effort. A Quartier Militaire, leur avance se chiffre à 55 secondes.
A Belle Rive, Richard Baret est toujours aux avant-postes, imposant son rythme malgré ses 44 ans bien sonnés. Toutefois, à l?entame de la montée Couacaud, il est lâché. Le groupe de tête explose. Stewart Pharmasse et David Leiman s?installent seuls aux commandes. Suivent dans l?ordre Eben Van Wyk, Jérôme Koenig et Richard Baret. L?avance commence à fondre comme neige au soleil. Elle n?est plus que de 30 secondes.
Pharmasse et Leiman gagnent l?autoroute de La Vigie et descendent en direction de Nouvelle France, affrontant un terrible vent de face sous la pluie. Van Wyk, Koenig et Baret sont avalés par le peloton qui fond comme un aigle sur les deux téméraires en tête.
12h22. 2h20 d?effort. Pharmasse et Leiman sont repris par le peloton à l?approche du rond-point de Nouvelle France. Un nouveau scénario est en phase d?écriture. La remontée vers Curepipe s?annonce décisive. Loïc Mamet (VCJCC-Fly540) attaque dès la première bosse. Au début de la montée Lapeyre, c?est au tour du maillot jaune Mickaël Malle de diriger les opérations en vrai patron. Il entraîne dans son sillage Thomas Desvaux et Yannick Lincoln (VCJCC-Fly540). A 5 km de l?arrivée, ils sont sept en tête parmi lesquels Mickaël Malle, Yannick Lincoln, Abdalbasset Hannachi, Thomas Desvaux, Jaco Ferreira et Pieter Henning.
Mickaël Malle porte une nouvelle estocade au passage devant le garage de United Bus Service. Mais ceux qui l?accompagnent dans cet ultime effort jettent aussi leur poids dans la bataille et répliquent. Il n?y a plus qu?une issue possible : le sprint final. A ce petit jeu, Abdalbasset Hannachi s?avère le plus fort. Il n?est pas vice-champion du monde sur piste pour rien !
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