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Plaidoyer pour un local

10 septembre 2008, 20:00

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La vie des membres de la Riambel Cooperative Credit Union Ltd (RCCUL) aurait ressemblé à celle de vrais marchands ambulants si Daniel Telvar le président de cette coopérative n?avait pas mis la varangue de sa boutique à la disposition de cette coopérative. Les demandes par courrier que la RCCUL a fait parvenir à l?Evêché de Port-Louis, au conseil de Fabrique de la paroisse de St-Jacques pour utiliser la salle polyvalente qui se trouve dans la cour de l?église St-Joseph, à Surinam, pour développer ses activités sont restées sans réponse jusqu?ici.

Le président a été contraint de garder dans un coin de sa maison un ordinateur acheté grâce à un grant de Rs 20 000 reçu du ministère des Coopératives.

Les membres du comité exécutif font du porte à porte pour la collecte mensuelle des quotités. Ils se réunissent dans le centre communautaire de la localité pour tenir leur assemblée générale.

Fondée en juillet 2001, la RCCUL regroupe 123 membres et a déjà déboursé RS 790 000 pour des prêts aux membres.

Ceux-ci sont optimistes. Ils pensent qu?une solution sera trouvée car l?évêque les a félicités pour le travail qu?ils font à travers la Credit Union dans une lettre en date du 22 mai 2006 : «C?est un outil qui a fait ses preuves pour donner aux gens le sens de l?épargne. Il est de plus en plus nécessaire dans une société qui pousse à la consommation de donner à ceux qui ont des revenus modestes les moyens concrets d?économiser en vue d?une dépense qu?ils auront à faire».

Daniel Telvar soutient que les membres de la coopérative font du travail social sans être rémunérés.

Un porte à porte gênant

«Notre coopérative a été fondée par de jeunes volontaires en 2001 après le Synode 1997-2000 pour trouver d?autres options préférentielles pour les pauvres et leur éviter de tomber dans le piège des casseurs. Malgré cela nos demandes ont été rejetées».

Brinda Janvier, la secrétaire de cette coopérative, ajoute que la collecte des quotités qui se fait de porte à porte gêne considérablement les membres de l?exécutif. «Nous nous sentons très mal. Nous ne voulons pas les culpabiliser davantage ou les placer dans des situations embarrassantes d?autant plus que certaines familles n?arrivent pas à rembourser les prêts qu?ils ont contractés ou pour honorer d?autres engagements financiers».

D?où leur insistance pour trouver un endroit pour continuer ce travail. La RCCUL regroupe environ 130 membres, tous de la région. Jean Claude Veder, curé de la paroisse de Saint-Jacques, est prêt à rencontrer les membres de la coopérative pour des discussions. Il précise toutefois que cette organisation ne fait pas partie de cette paroisse. « Si nous créons un précédent, nous devrons accorder la même faveur à d?autres organisations qui se trouvent dans la même situation».

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