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Peine de 35 ans pour crime passionnel

9 septembre 2008, 00:00

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«Mo ti kot sal de bain. Mo misie zet lesens lor mo figir et lor moi. Lerla li rap zalimet li zet lor moi.» Vijyotee Nackchejee est alors mourante et se trouve sur un lit d?hôpital aux soins intensifs. Hier, son mari, Sudheer Nackchejee, dit Sanjay, a plaidé coupable. Aux assises, le juge Paul Lam Shang Leen lui a infligé une peine de 35 ans de prison.

«Ni to pou vinn pou moi ni to pou vinn pou person azordi», a lancé Sanjay Nackchejee à sa femme, le 9 août 2005 à Pont-Bon-Dieu, Brisée-Verdière avant de commettre son geste irréparable. Et hier, à la fin du procès, il s?en est excusé auprès de la famille de la victime : «Mo regrete seki mo finn fer. Mo present exkiz fami mo fam et la cour.»

Mais pourquoi Sanjay Nackhejee a-t-il eu tant de violence à l?égard de sa femme ? Lui, qui s?est battu avec la famille de celle-ci pour se faire accepter, les proches étant contre cette union.

Sur son lit de mort, sachant qu?elle n?allait pas survivre à ses blessures, Vijyotee se confie à la police. «Mo mari pa travay. Li bwar ek li sou. Li rod cas ar moi», explique-t-elle. Elle raconte que son mari a menacé à plusieurs reprises de la tuer parce qu?elle avait porté plainte contre lui.

«Mo la tet fatigue et monn coumans bwar», raconte de son côté Sanjay Nackchejee. La raison : il soupçonne sa femme d?infidélité. Et c?est en l?épiant qu?il a découvert sa femme dans les bras d?un autre? D?ailleurs, il a été poursuivi et condamné pour coups et blessures sur l?amant de sa femme.

«Mo finn reusi telefonn mo mama, mo papa»</B>

A partir de ce moment, Vijyotee décide de le quitter car il serait devenu de plus en plus agressif. Elle le dénonce à la police et demande le divorce. Il déserte le toit conjugal mais décide de se venger. C?est le mardi 9 août 2005 qu?il passe à l?action. Il s?introduit chez sa femme par une porte arrière. Il surprend sa femme qui sort de la salle de bains et l?asperge d?essence avant de gratter une allumette.

Dans sa déposition lue en cour par la constable Sulaksahna Sookraj, elle raconte : «Kan dife ti prend ar moi, mo finn reusi telefonn mo voisinn ek mo mama, mo papa. Zot finn vini. La polis aussi finn vini. Zot finn amene moi lopital Flacq ek Candos.», Une semaine plus tard, Vijyotee rend l?âme.

Sanjay Nackchejee était défendu par Me Ravind Chetty alors que l?accusation était représentée par Me Johane Moutou-Leckning, Principal State Counsel.

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