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« Lois du travail : une mise à jour est indispensable »
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« Lois du travail : une mise à jour est indispensable »
Pourquoi voulez- vous modifier les lois du travail ?
Les deux lois régissant le monde du travail datent des années 70 : ce sont l?Industrial Relations Act (IRA) et le Labour Act. Elles ont servi leur époque et ont aidé au développement économique et social du pays.
Mais le contexte a évolué et notre cadre légal doit s?adapter et répondre aux défis du monde moderne. Ces lois sont aujourd?hui dépassées. Elles ne correspondent plus aux réalités du marché dans une économie sans cesse changeante. Certes, il faut préserver les droits fondamentaux des travailleurs, mais il faut tout mettre en ?uvre pour que les investisseurs choisissent Maurice au lieu d?aller ailleurs.
Il est de notre responsabilité de créer et de maintenir un environnement propice à la croissance et à l?emploi productif. Pour cela, nous pensons revoir le rôle des institutions existantes, mettre sur pied de nouvelles organisations et de nouveaux programmes. Il est donc indispensable de remettre à jour notre cadre légal.
Les syndicats ont exprimé des réserves. La concertation a-t-elle été suffisante ?
Des discussions ont été menées avec tous les partenaires sociaux. On a vu et revu, à plusieurs occasions, tous les points qui sont mentionnés dans ces deux projets. Je ne pense pas que les syndicats peuvent nous montrer du doigt concernant les consultations qui ont eu lieu. Mais consultation ne veut pas dire acceptation de tout.
Il ne faut pas oublier que les emplo-yeurs sont aussi des interlocuteurs primordiaux dans l?affaire. Le gouvernement est appelé à jouer un rôle d?arbitre dans le processus, et c?est ce qu?il a fait. Je constate que le premier projet, en remplacement de l?IRA, n?est pratiquement pas contesté. Sur le second, il y a un point de désaccord majeur. Il concerne la suppression du Termination of Contract Service Board. Mais j?ai expliqué que, grâce à l?existence d?une procédure simple et rapide où la décision proviendra d?un fast track de la cour industrielle, les travailleurs seront mieux protégés.
L?opposition va présenter des amendements mardi. Vos commentaires ?
Nous sommes en démocratie. Mais il faut faire attention, car il ne faut pas retarder la mise en ?uvre de ces deux lois. Tout retard pourrait avoir de sérieuses conséquences pour les travailleurs. Je souhaite que les parlementaires soient attentifs à ce qui se passe dans le monde du travail.
Je répondrai à toutes les interrogations mardi. Je veux souligner que ces deux lois sont complémentaires. La première fait la part belle aux négociations collectives, avec des consultations obligatoires tous les deux ans. Dans la seconde, l?accent est surtout mis sur les conditions de travail.
Le droit de grève sera-t-il reconnu et garanti ?
La grève dans le système actuel n?est absolument pas possible à cause de l?existence du Compulsory Arbitration. Avec la loi à venir, la grève deviendra légale. Mais, bien entendu, dans la philosophie de la loi, on a fait en sorte que cette possibilité soit un ultime recours.
De nombreuses possibilités de médiation et de conciliation sont envisagées. La décision de faire grève ne serait plus sous la responsabilité du ministre, mais des travailleurs, au cas où ils considéreraient qu?il n?existe pas d?autre solution.
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