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Sucre : la centralisation avance au ralenti
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Sucre : la centralisation avance au ralenti
Au final, uniquement quatre usines d?ici trois ans. C?est ce que vise la réforme avec la centralisation des activités sucrières afin de gérer l?abolition des quotas octroyés par l?Union européenne. Mais les obstacles se profilent à l?horizon notamment avec le litige entre Belle-Vue et FUEL.
Les deux propriétés sucrières ne sont pas d?accord quant aux quotas de cannes, en provenance de l?usine de Mon-Loisir, qui leur ont été alloués. Le ministère de l?Agro-industrie avait en effet décidé que 300 000 tonnes devaient revenir à FUEL et 50 000 tonnes à Belle-Vue. Depuis la réunion organisée au ministère de l?Agro-industrie le 31 juillet dernier, la situation n?a pas évolué.
Tant que le statu quo persiste, l?usine de Mon-Loisir ne peut fermer ses portes. Or, la fermeture d?établissements sucriers constitue un des aspects clés du processus de centralisation.
Le cas de Mon-Loisir est cependant particulier. L?usine a soumis sa demande de fermeture en octobre 2006. Une fermeture sur fond de polémique avec les deux autres usines qui devaient fermer et les conditions de cession de terres. Les demandes de fermeture de Mon-Trésor-Mon-Désert, Riche-en-Eau et Mon-Loisir avaient déclenché en mai 2007 un bras de fer entre l?Etat et les sucriers. Ce n?est qu?après des mois de négociation, en décembre de cette année-là, qu?un accord a été convenu.
A l?origine, un plan avait été élaboré quant à la fermeture des usines sucrières. A la fin du processus de centralisation, seules quatre usines resteront opérationnelles, notamment Belle-Vue, FUEL, Savannah et Médine.
Redéfinition de la réforme</B>
«En 2007, il y avait huit et cette année il en reste six. A terme, il ne devrait y avoir que quatre usines, les deux devant fermer étant Union Saint-Aubin et Beau-Champ», explique Jean Li, directeur de la Mauritius Sugar Producers Association. Il précise aussi que la réforme suit son cours mais évoque le besoin de «s?adapter à l?évolution de la situation». Il y a donc six usines qui roulent pour la coupe de cette année : Belle Vue, FUEL, Savannah, Médine, Union Saint-Aubin et Beau-Champ. Si Mon-Loisir n?est pas opérationnelle, ses artisans restent cependant salariés.
La fermeture des usines n?a pas suivi le plan initialement prévu dans le cadre du MAAS. Suite à l?accord Etat-Sucriers en décembre dernier, plusieurs éléments de la réforme ont été redéfinis, entre autres, en ce qui concerne la mise sur pied des centrales thermiques. «En novembre dernier, lors des négociations avec le gouvernement, les membres de la MSPA ont proposé d?étaler la mise en ?uvre de cette partie de la réforme et de ne construire aucune nouvelle centrale thermique dans l?immédiat, même si cela présupposait une sous-utilisation de la canne», soutient Jean Li. Expliquant que la centralisation s?adapte aux conditions changeantes, il précise aussi que la centralisation de deux usines est retardée mais que d?autres établissements ont aussi pu cesser leurs activités.
L?évolution de la réforme est non seulement importante pour le secteur sucre, mais aussi par rapport au soutien financier de l?Union européenne (UE), attaché à la poursuite de la réforme. Des indicateurs de performance sont notamment établis afin de déterminer le quantum de fonds qui seront octroyés par l?UE. Le dernier décaissement en date, effectué suite à un examen satisfaisant de l?évolution de la réforme l?année dernière, 4, 5 millions d?euros, soit environ Rs 198 millions, a été annoncé en juillet dernier.
Dans son communiqué accompagnant cette annonce, la délégation de la Commission européenne (CE) précise que «la poursuite du support de la CE à la mise en ?uvre de la MAAS s?exprime pour l?année fiscale 2007-2008 par un autre décaissement de 45 millions d?euros dans le cadre du programme d?appui budgétaire général à la réforme économique de Maurice».
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