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Des sujets considérés tabous décortiqués par des jeunes

12 août 2008, 00:00

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Les jeunes sont mal conseillés par leurs camarades sur les problèmes sexuels ou éprouvent encore des difficultés à les évoquer avec leurs parents. Pour les aider, un peer counselling course a été organisé, du 4 au 8 août, à leur intention au Modern Institute, à Centre-de-Flacq.

Ils étaient au moins 38 jeunes leaders à débattre des sujets considérés tabous. Parmi les thèmes traités, figurent la grossesse précoce, l?abus de drogue, le sida, les tendances suicidaires, la violence sexuelle et la prise de décision, entre autres.

Ce projet est financé par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). «Ce projet existe depuis 1994 et touche à la santé sexuelle et reproductive des jeunes», explique Poubarlen Appavoo, Principal Youth Officer responsable du dossier.

«Ces leaders apprennent comment accueillir des jeunes en difficulté, être à l?écoute et à garder la confidentialité. Par exemple, pour un problème de stérilité, ils peuvent référer le sujet à un professionnel», précise Poubarlen Appavoo.

<B>Mieux armés</B>

Sanjeev Kumar Kistoo, enseignant et formateur de la Pre-primary Teachers Association de Rivière-du-Rempart, accueille favorablement cette formation. «Nous participons depuis quatre ans au peer counselling course. Quand on parle de world class education, il ne suffit pas aux enseignants d?avoir seulement une formation académique. Il faut aussi les initier au social et à l?esprit de partage», soutient-il.

Rita Jeeban, enseignante, estime que certains sujets peuvent être tabous pour une région du pays, mais pas pour une autre. L?important, dit-elle, c?est de pouvoir venir en aide aux gens qui ont des problèmes.

Soolmah Boodhoo se sent mieux armée pour conseiller des jeunes. «Dans ce cours, il y a des éléments de psychologie qui sont très importants pour mettre des jeunes en confiance», explique-t-elle.

Jayshree Soobul, qui a déjà fait un module identique au MIE, pense que les leaders formés peuvent mieux guider les jeunes.

Sanjeev Kumar Kistoo fait un appel aux enseignants de se joindre à son association où il y a une rencontre tous les samedis au Modern Institute.

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