Publicité
OMC : Rama Sithanen livre son bilan
Des avancées sur les négociations commerciales. C?est ce qu?à con-firmé le ministre des Finances, Rama Sithanen, qui est rentré de deux missions sur le commerce international. Aux États-Unis, les négociations axées sur l?Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) ont ainsi permis à Maurice de se qualifier pour la dérogation Third Country Fabric pour la période allant de 2008 à 2012.
« Sous le projet H.R. 6560, qui est passé à la Chambre des Représentants le 29 juillet, Maurice bénéficiera du Third Country Fabric sur quatre ans. Ce sera bénéfique pour le textile mauricien et c?est la première fois que notre pays aura accès au marché américain avec le statut de Pays moins avancé pour une période de plus d?un an », a annoncé Rama Sithanen. Toute-fois, si le projet a franchi l?étape importante de la Chambre des Représentants des États-Unis, il lui reste à être présenté devant le sénat américain en septembre.
Autre sommet, autre acquis
Mais le Lesotho ne verrait toute fois pas d?un bon ?il les dérogations obtenues par Maurice. « Il y a un certain nombre de pays, dont le Lesotho, qui ne souhaitent pas que Maurice soit éligible pour le Third Country Fabric de peur qu?ils ne soient plus compétitifs », a remarqué Rama Sithanen. Cependant, il y a des négociations en cours avec le Lesotho avec pour finalité que « l?Afri-que montre un front uni », assure le minis-tre des Finances.
Autre sommet, autre acquis. Car malgré l?échec d?un accord à l?Organi-sation mondiale du commerce (OMC), l?acquis des négociations du cycle de Doha doit être préservé. C?est en substance le v?u de Rama Sithanen, qui a été également été le porte-parole des ACP lors de ces négociations à Genève.
D?autant qu?il y a eu des percées sur le dossier sucre. « Nous avons protégé le dossier sucre des deux côtés », précise Rama Sithanen.
La complexité des négociations
Explication : premièrement que le sucre soit considéré comme une « Long Standing Preference permettant de réduire son prix sur 10 ans ». En plus d?un moratoire de deux ans.
Et la deuxième possibilité, c?est que l?Union européenne traite le sucre comme un produit sensible, accordant ainsi aux pays exportateurs une préférence de dix ans d?ajustement et des tarifs étendus sur dix ans.
« Soit l?Union européenne déclare le sucre comme un produit sensible, soit nous obtenons la Long standing Preference », explique Rama Sithanen.
Idem pour le textile, où Maurice a demandé les « Non Reciprocal Prefe-rences, avec une période d?ajustement de dix ans ». « Il y a eu des progrès et nous devons préserver ce qui a été acquis, même si on doit regretter qu?on était si proche d?un accord ». Et Rama Sithanen de conclure sur la complexité des négociations et qu?« il n?était facile d?amener 153 pays à tomber d?accord sur 100 items ».
Publicité
Publicité
Les plus récents