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Des habitants de Curepipe se plaignent d?insécurité
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Des habitants de Curepipe se plaignent d?insécurité
La rue Cossigny, à Curepipe et qui s?étale sur 300 mètres, a été le théâtre de plusieurs agressions depuis trois mois. Elle compte quatre femmes victimes de vol à l?arraché et une boutique cambriolée deux fois en une semaine. La première fois, les voleurs ont forcé la porte mais n?ont rien pu voler. Après une semaine, ils sont revenus et repartis avec des produits d?une valeur de Rs 6 500.
Les habitants de cette rue disent vivre dans une crainte perpétuelle. Le plus récent vol date d?un peu plus de deux semaines.
La source de ces problèmes, selon les autorités, serait les maisons abandonnées et les terrains en friche qui se trouvent à proximité de la rue en question. Selon les habitants, ces lieux sont devenus des repaires pour drogués et prostituées. Une femme dont l?entreprise est située à la rue Cossigny, précise que ce problème a pris de l?ampleur depuis le début de l?année.
Le maire de Curepipe, Kumar Bhangeeruthee, a déclaré, lors d?une rencontre avec l?express hier, qu?il fera état de ce problème avec le responsable de la police de Curepipe aujourd?hui. Il a aussi affirmé qu?il prendra ce dossier en main la semaine prochaine.
Le maire explique qu?il y avait 380 terrains et maisons abandonnés à Curepipe au début de son mandat. Depuis qu?il est maire de Curepipe, 20 maisons abandonnées ont été démolies, dont plusieurs aux frais de la mairie. Cependant, il explique qu?il est souvent difficile de détruire ces maisons du fait qu?on n?arrive pas à retracer les propriétaires qui sont à l?extérieur.
Un peu plus loin, à la rue Rémono, il y a un terrain en friche qui jouxte un bâtiment appartenant à la mairie. Des drogués squattent souvent cet endroit qui selon des habitants qui habitent tout près, n?a jamais été nettoyé.
Interrogé, un haut cadre de la police a déclaré que la situation n?est pas alarmante. S?il concède qu?une femme a été agressée, il y a trois semaines, il affirme que des patrouilles de la Divisional Support Unit et de l?Emergency Response Unit, et même à moto et à bicyclette sillonnent régulièrement la région. Il a expliqué que plusieurs crack down operations sont actuellement organisées à Curepipe.
Cependant, les habitants de la rue Cossigny ne sont pas de cet avis. «Il y a environ trois semaines, une jeune femme, de 20 ans, a été agressée en pleine rue vers 17 heures, relate une résidente. Ces agresseurs ont arraché son sac à main qui contenait son téléphone portable et son portefeuille et elle a reçu des blessures.»
Quelques semaines plus tôt, une jeune femme de 28 ans, employée à la banque, a subi le même calvaire. De plus, ses agresseurs l?ont attirée dans une buisson pour la dépouiller. Elle a échappé de justesse au viol en réussissant à s?échapper des mains des malfrats. Comme ces femmes, deux autres ont été victimes de vol à l?arraché par des motocyclistes.
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