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« Trois années de sermon, de réprimande »
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« Trois années de sermon, de réprimande »
Suite à l?éditorial intitulé «Mauvaise note» publié dans votre édition du mercredi 23 juillet 2008, je voudrais faire les commentaires suivants:
Soit l?apprenant est un cancre soit le professeur perd ses pédales en continuant d?attribuer la même note.
Après trois années de sermon, de réprimande et de procès d?intention, Professeur Meetarbhan, rédacteur en chef de l?express, continue à pondre les mêmes éditoriaux pour faire le procès du ministre Gokhool.
C?est toujours la même rengaine ? manque de vision, confusion, etc.La problématique du rédacteur en chef, à mon humble avis, n?est pas liée à un manque de vision ou de stratégie dans la réforme du système éducatif. D?ailleurs des institutions internationales tels l?Union européenne, la Banque mondiale et l?UNICEF apprécient les réformes enclenchées.
Tout cela pourrait se résumer à cette petite anecdote de ce tailleur de pierres : alors qu?il taillait des pierres pour ériger une cathédrale, certains ne voyaient que les pierres et non la cathédrale.
La vraie raison de l?amertume et de la frustration du sieur Meetarbhan se trouve ailleurs : un ancien MMM maintenant PTr, ayant accédé au poste de secrétaire général, occupe aujourd?hui un poste clé dans le gouvernement du Dr Navin Ramgoolam. Difficile à digérer, n?est-ce pas?
Avec les préjugés bien ancrés dans l?esprit de certains, malgré l?ouverture et la globalisation, il n?est point difficile de comprendre la démarche de M. Meetarbhan dans ses éditoriaux qui, de jour en jour, témoignent de la haine contre la personne du ministre.
Je tiens cependant à rassurer, M. Meetarbhan, que je ressens du bonheur et de la satisfaction en travaillant pour l?avancement de tous les enfants et les jeunes de la République de Maurice, sans distinction aucune.
<B>Dharam GOKHOOL</B> <I>Ministre de l?Education</I>
<B>Notre réponse
Les vrais enjeux</B>
Le ministre Gokhool fuit encore une fois les vrais débats. Du coup, il reste éloigné des principaux enjeux éducatifs d'aujourd'hui qui sont au c?ur des prises de position de l?express.
Nous avons défendu avec opiniâtreté, sous tous les gouvernements, les valeurs d?un enseignement à la fois plus juste et plus efficace. Notre position se rattache à des principes de justice et à l?élaboration d?un apprentissage qui permet de réaliser le plein potentiel des élèves. Nous avons combattu l?application d?un système élitiste et prôné la démocratisation de l?accès à l?école. Nous avons insisté sur la place particulière du préscolaire dans la progression de l?enfant et réclamé une meilleure utilisation de la langue maternelle durant ce cycle. Nous avons soutenu qu?une des missions de l?école reste l?égalité des chances.
Ces valeurs sont clairement exprimées tandis que la politique éducative de l?Etat est confuse. Or, ce n?est pas pour éclairer l?opinion sur ses postures que le ministre sollicite nos colonnes. Il choisit plutôt de lancer des attaques personnelles qui relèvent de la calomnie.
Je n?ai pas l?intention de répondre aux propos grossiers du ministre mais je tiens à lui dire que la position critique de l?express sur sa politique n'est en aucun cas fondée sur des «préjugés», de la «haine» ou sur son cheminement personnel. Elle émane de nos convictions. Du reste, toutes les colonnes de ce numéro ne suffiraient pas s?il fallait évoquer les zigzags politiques de Dharam Gokhool.
Les volte-face du politicien sont exactement le contraire de la constance des convictions de ce journal. Nos valeurs sont permanentes. Les locataires de l?hôtel du gouvernement sont temporaires. Ils ne nous intéressent pas.
Raj MEETARBHAN</B>
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