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L?offshore d?IBL se veut un pont entre l?Asie et l?Afrique

28 mai 2008, 00:00

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L?offshore d?IBL se veut un pont entre l?Asie et l?Afrique

« Pour le premier trimestre, la performance du secteur des services financiers du groupe est très bonne. Il n?y a pas eu de cyclone, donc il n?y a pas de grosses réclamations, alors que l?an dernier il y avait eu la présence de Gamede. La profitabilité pour les trois premiers mois de 2008 devrait augmenter de 25 % à 30 % », estime Eric Venpin, Chief Operations Officer du Financial Services Sector du groupe Ireland Blyth Ltd (IBL).

Le secteur des services financiers d?IBL comprend trois entités ? les assurances avec la Mauritian Eagle Insurance, le crédit-bail avec la Mauritian Eagle Leasing et l?offshore (Global Business) avec DTOS et la Knights and Johns Management Ltd.

Il emploie un peu plus de 200 personnes, soit 4 % de l?effectif du groupe. Son chiffre d?affaires est d?environ Rs 1,4 milliard et ses profits tournent autour de Rs 100 millions. Le secteur financier est l?un des principaux piliers du groupe IBL et un des plus performants. « La force motrice du développement du secteur est incontestablement le service clientèle. Sans les clients et sans le service, il n?y a aucune progression de la performance », explique Eric Venpin.

Mais le groupe IBL mise beaucoup sur l?offshore pour son expansion, surtout du côté de la Chine. Eric Venpin donne un aperçu du changement. « Pour l?offshore, ce qui est intéressant, c?est que le marché est illimité. On n?est pas cantonné à Maurice, l?Afrique du Sud, l?Asie ou l?Europe. C?est un marché mondial et c?est ce qui permet l?expansion. Nous avons créé un marché niche en Asie. Depuis 1999, nous avons développé une stratégie sur la Chine, et aujourd?hui ça paie. Nous récoltons les fruits. La Chine représente une très grande partie de nos activités, et le reste, c?est l?Afrique, l?Europe, l?Inde et d?autres pays».

Réduire la dépendance de certains secteurs

Traditionnellement, le Global Business (offshore) dépendait des investisseurs qui passaient par Maurice pour investir en Chine ou en Inde. Mais aujourd?hui, des investisseurs chinois passent par Maurice pour investir en Afrique, notamment dans l?exploitation des minerais ou dans d?autres secteurs. « Les Indiens et les Chinois investissent à l?extérieur. C?est cela aussi qui permet davantage l?expansion du secteur des services financiers d?IBL. Nous voulons être moins dépendants des traités de non-double imposition. Avec l?Inde, il y a eu des pressions fréquentes pour que soient résiliés certains avantages consentis à Maurice. Nous serons tranquilles pour au moins 18 mois avec la tenue des élections. Croisons les doigts. Pendant cette période électorale, ceux qui veulent que le traité soit révisé, auront d?autres chats à fouetter. » Pour réduire cette dépendance, les services financiers d?IBL se proposent de développer de nouveaux produits sur l?Europe et l?Afrique du Sud.

Le groupe a commencé ses opérations en crédit-bail depuis quatre ans. Pendant cette période, le portefeuille est passé à Rs 1,2 milliard, contre Rs 900 millions en 2007. « Nous prévoyons d?importantes expansions dans les années à venir car le crédit-bail est aujourd?hui une activité très populaire car il y a moins de procédures par rapport aux banques. Cela avait commencé avec les voitures, et aujourd?hui on est aussi axé sur les équipements pour les usines manufacturières. » Eric Venpin fait ressortir que le crédit-bail va jusqu?à Rs 200 millions à Rs 300 millions pour certains clients. Mais la compétition est rude avec la quinzaine de sociétés de leasing en opération. En terme de profitabilité, les activités crédit-bail d?IBL viennent en troisième position après l?offshore et l?assurance. « Notre seul problème est le manque de gens qualifiés avec la grande compétition. La mobilité dans le secteur est très forte. C?est un employee-market.»

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