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Lydia Gouardo, séquestrée et violée par son père pendant 28 ans?

8 mai 2008, 20:00

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Lydia Gouardo, 45 ans, a connu un destin similaire à celui d? Elisabeth Fritzl : violée et maltraitée 28 ans durant par son père.

L?histoire de cette Française n?a pas suscité le même émoi que celle de l?Autrichienne. A Meaux, puis à Coulommes où elle habite toujours, Lydia a subi le pire : abus sexuels, séquestrations et actes de barbarie.

Un calvaire qui a débuté en 1971 et qui a pris fin 1999 avec la mort de l?homme qui n?était pas son père biologique mais l?avait reconnue. Six enfants sont nés de ces viols.

Contrairement à Elisabeth Fritzl, Lydia n?a pas été enfermée dans un réduit inviolable et inconnu de tous. Son tortionnaire est parvenu à la garder constamment auprès de lui, pendant son enfance et jusqu?à ses 37 ans, en la terrorisant et en bénéficiant de l?aveuglement de la justice et des services sociaux français. ACoulommes, les «voisins savaient», dénonce son compagnon actuel, Sylvain Skirlo. Ils n?ont pas réagi, pas plus que les pouvoirs publics».

Pas d?amertume pourtant chez Lydia Gouardo, dont le regard bleu semble éternellement innocent : «Quand j?ai appris ce qui est arrivé à cette femme (NdlR Elizabeth Fritzl), j?étais malheureuse pour elle. Elle a subi plus que moi. Si son père était mort, personne n?aurait su qu?elle était là?»

En 2001, une enquête est ouverte. Elle débouche six ans plus tard sur un procès : Lucienne Ulpat, la concubine de Raymond Gouardo, qui avait assisté sans rien dire au calvaire de Lydia, est condamnée à 4 ans de prison par la cour d?appel de Paris pour «non-dénonciation de crime», mais également pour agression sexuelle sur un des fils de Lydia, alors qu?il avait moins de 15 ans. La cour réduit en revanche les dommages et intérêts dus à Lydia, 6 000 euros au lieu de 15 000 en première instance.

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